Dans le cadre des 22es Rencontres Cinémas d’Amérique Latine organisé par l'ARCALT, plusieurs films (courts, longs et documentaires) brésiliens sont à l’affiche et en compétition.
Brasilidade propose un clin d’œil exceptionnel sur le travail de Bruno Vianna, réalisateur brésilien ayant déjà plusieurs courts-métrages à son actif et qui présentera Ressaca (1).
Ressaca raconte l'histoire d'un garçon qui passe par la puberté et l'adolescence dans les années 80, vivant une période où le pays a également connu une adolescence politique et économique. Sa famille en subira les conséquences de la pléthore des plans économiques, du changement de monnaie et des crises.
Brève rencontre

Brasilidade : Bruno, que penses-tu du cinéma brésilien actuel ?
Bruno Vianna : Je pense que le cinéma brésilien actuel se trouve dans un moment décisif. Le gouvernement investi beaucoup en ce moment dans la viabilité commerciale du cinéma brésilien, justement dans un moment où mondialement on se demande si le cinéma peut réellement être rentable en dehors des systèmes des grands conglomérats qui travaillent beaucoup plus sur les franchises. En même temps, une nouvelle génération de cinéastes arrive sur le marché et commence à réaliser de long-métrages – comme les talentueux Eduardo Nunes et Kleber Mendonça – et eux n’ont pas cet engagement avec le cinéma industriel. Je suis curieux de voir ce qui va se passer dans l’avenir.
Brasilidade : Et que penses-tu du cinéma français ?
Bruno Vianna : Malheureusement, je ne suis pas autant que j’aimerais le cinéma français. Mais j’ai l’impression qu’il souffre d’un manque de renouvellement esthétique à cause du poids de la tradition, qui est énorme – d’ailleurs ils ont été les premiers à « faire » et après à « défaire » le langage cinématographique !
À propos du cinéaste brésilien
Bruno Vianna a réalisé 4 courts-métrages entre 1994 et 2003 : Geraldo Voador, Rosa, Tudo Dominado et Nevasca Tropical. Ses films ont été exhibés et primés dans des divers festivals au Brésil et autour du monde, comme Gramado, Festival do Rio, Rotterdam, Tampere, Havane et Nova York.
De 1997 à 1999, Bruno Vianna a vécu a New York. Il a préparé une maîtrise d’arts numériques à la New York University et il a travaillé dans diverses entreprises de développement d’applications pour le web et produits interactifs.
En 2000, il a obtenu une bourse de l’Université Pompeu Fabra, à Barcelone, pour le développement du projet de littérature interactive pour les PDAs - PalmPoetry. En 2005, Bruno a réalisé son premier long-métrage, Cafuné, avec le financement du Ministère de la Culture. En 2007, il a présenté le projet Invisíveis, un espace virtuel narratif pour téléphones portables, au festival Arte.mov, à Belo Horizonte, au Brésil.
(1)Gueule de bois
Pour en savoir + : www.cinelatino.com.fr