Du 9 septembre au 3 octobre
Alex Neoral et Focus Cia de Dança
Alex Neoral débute ses études de danse à Rio de Janeiro, sa ville natale, en 1994 et intègre différentes compagnies. Mais, l’envie de chorégraphier est telle qu’il décide de fonder sa propre compagnie. Naît ainsi Focus Cia de Dança en 1997, aujourd’hui considérée par la critique comme l’une des plus prometteuses compagnies de danse au Brésil.
Pour l’édition 2010 de la Biennale, Alex Neoral présentera Três Pontos, trois pièces qui nous parlent de la musique des corps.
1.Pathways
Pathways est une accumulation de ces petites choses qui griment nos relations avec les autres ; composée de multiples trajectoires, d’interactions physiques et de dialogues mettant en scène quatre individus, Pathways retrace en quelques sortes le parcours de la compagnie.
2.Interpret
Interpret est une pièce pour cinq danseurs, à la recherche incessante de l’exploration de l’espace scénique.
3.Um a Um (“One by One”)
La pièce traite de la quête de deux corps qui ensemble gèrent de nouvelles possibilités de mouvement. Le mariage du violoncelle avec le piano traduit clairement le thème de la pièce : la combinaison du un plus un.

Focus Cia de Dança – Pathways – Photo : Stuttgart Art Ballet
Centro de Movimento Deborah Colker
Centre de formation professionnelle indépendant de la compagnie, a pris récemment un nouveau tournant en y intégrant un volet social. Ce volet social permet à des jeunes en difficulté d’être en résidence au Centre et de se former pendant une année au métier de danseurs professionnels. L’objectif final est de les éloigner de cette situation précaire en leur proposant une éducation pour les préparer à faire des choix plus appropriés sur le marché du travail.
De cette résidence est née Partida, proposition chorégraphique du Centro de Movimento Deborah Colker qui réunit trois chorégraphies du répertoire de la compagnie.
Partida, pièce en trois mouvements qui sera présentée à la Biennale 2010, établit un dialogue entre la danse contemporaine et le monde actuel et synthétise quelques-uns des concepts les plus importants de la danse contemporaine.
Ostinato, en premier mouvement, développe un vocabulaire de gestes et de mouvements de la vie quotidienne tout en les réinventant et en les transposant en mouvements dansés abstraits abordant ainsi les questions de l’esthétique du quotidien dans le monde de la danse.
Paixão, est une pièce qui parle d’amour, il s’agit de danser, de mettre en mouvement ces moments qui nous désorganisent, nous mettent hors de nous et où le sublime et le pathétique se rencontrent. Le fort et le faible, la douleur et le plaisir, le beau et le laid, tous ces concepts à travers lesquels les jeunes danseurs expérimentent l’émotion du mouvement, l’intensité d’un corps qui parle à travers les sentiments.
Le troisième mouvement, Jogo, est une pièce qui relie le monde sportif à celui de la danse et dont l’adjectif régissant la chorégraphie est l’énergie. Les danseurs jouent et dansent en partenaires, dans un besoin l’un de l’autre, avec confiance l’un en l’autre en mimant un jeu de ballon imaginaire avec pour ambition de donner tout d’eux-mêmes.
A propos de Deborah Colker
Deborah Colker est née en 1960 à Rio de Janeiro. Née d’un père violoniste et chef d’orchestre, elle a reçu ses premières leçons de piano à l’âge de huit ans. « J’étais plutôt bonne au piano, dit-elle. J’ai même joué dans un orchestre à l’âge de 14 ans, mais j’avais aussi besoin d’exprimer mes émotions et la danse contemporaine m’a permis de les communiquer tant sur le plan intellectuel que physique ».
En 1994, elle crée la Companhia de Dança Deborah Colker et présente sa première chorégraphie Vulcão au City Opera de Rio de Janeiro. Vitalité, détermination, véhémence, technique et risque : Deborah Colker développe une danse basée sur les mécanismes du corps façonnés par la vie urbaine.
En 2009, le Cirque du soleil lui propose de chorégraphier et de mettre en scène un spectacle pour fêter leur vingt-cinquième anniversaire. Elle crée alors Ovo, une pièce sur l’environnement. « Mon travail est comme le Brésil : un mélange de couleurs, de dynamisme et de rythmes, du bonheur des énormes possibilités d’investigations. C’est un peu notre histoire. »

Centro de Movimento – Partida – Photo : Fabio Abu
Pour en savoir + : www.biennaledeladanse.com