09.03.16

Cinélatino : l'édition 2016 est dense en histoires exceptionnelles et figures marquantes

Du 11 au 20 mars à Toulouse

Figures d'Amérique latine : personnalités et mythes - hommes et femmes, politiques, artistes, sportifs qui ont marqué l'Histoire.

Cette année, la section Focus de Cinélatino sera particulièrement dense en histoires exceptionnelles. Dédier cet espace de notre programme aux « grandes figures d’Amérique latine », c’est tenter d’apercevoir la transfiguration de l’Histoire dans les histoires imagées par le cinéma.

Lorsque quelqu’un parvient à être une figure marquante pour tout un continent et parfois même pour le monde entier, le plus probable est que sa vie ait été émaillée de situations et d’événements extraordinaires, qui ont pu parfois verser dans l’invraisemblable : quand on parle des grandes figures du monde, la réalité peut dépasser l’imaginaire.

Cinélatino a réuni dans le programme de l'édition 2016, les vies d’hommes et de femmes révolutionnaires, créateurs ou penseurs.

Certain-es d’entre eux sont mondialement connu-es comme les célèbres Emiliano Zapata, Carlos Gardel, Frida Kahlo, Che Guevara ou Salvador Allende. Mais, le festival de cinéma a aussi voulu mettre en avant des personnages moins célèbres mais dont le charisme et le panache sont tout aussi bien reconnus comme l’écrivaine Manuel Sáenz, le peintre surréaliste Roberto Matta, la comédienne Maria Félix ou encore l’architecte Oscar Niemeyer.

Au programme...parmi une trentaine de films, quatre films brésiliens :

Ernesto Che Guevarra Carnets de Voyage de Walter Salles

Lula da Silva Entreatos de João Moreira Salles

Oscar Niemeyer, un architecte engagé dans le siècle de M-H. Wajnberg et R. Van Eck

Sebastião Salgado Le sel de la terre de J.Ribeiro et W. Wenders

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05.03.16

8 mars : Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Animation au tour du thème le 8 mars place de la Comédie Montpellier 18H

CP 8 mars 2016

 

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15.02.16

Berlinale 2016: dans la course pour l'Ours d'or le festival de Berlin met en évidence la crise des réfugiés

Dix-huit films sont en compétition pour le grand prix de la Berlinale en 2016 qui a commencé le 11 février dernier. Parmi eux, une dizaine met en évidence les drames des personnes fuyant la guerre, l'oppression ou la misère. Le directeur de la Berlinale a déclaré que cette année "le thème principal du festival est le droit au bonheur, le droit au logement, à l'amour et à choisir sa vie."

Dans la compétition pour les Ours d'or et d'argent, qui seront annoncés le 20 février prochain, en voici une sélection des films les plus côtés aux prix :

Le documentaire "Fuocoammare" de l'Italien Gianfranco Rosi présente le drame des réfugiés vu de l'île de Lampedusa.

"Cartas de guerra", du portugais Ivo Ferreira, parle de la guerre d'Angola, pendant que "Smrt u Sarajevu" "(Mort à Sarajevo") est une parabole politique du bosniaque Danis Tanovic.

"Hele Sa Hiwagang Hapis" ("A Lullaby to the Sorrowful mystery", titre international) du philippin Lav Diaz raconte l'émancipation de son pays de l'empire colonial espagnol au XIX siècle.

"Soy Nero", de l'iranian Rafi Pitts, une co-production France, Allemagne et Mexique, raconte l'histoire d'un immigrant sans papiers mexicain qui s'engage dans l'armée des Etats-unis pour obtenir la citoyenneté américaine.

Le documentaire "Zero Days", d'Alex Gibney, parle de la guerra cybernétique des Etats-unis et d'Israel contre les ambitions nucléaires de l'Iran.

Le Brésil est représenté par trois films dans la mostra Panorama : "Curumim", documentaire de Marcos Prado, "Mãe Só Há Uma" d'Anna Muylaert, et "Antes o Tempo Não Acabava", de Sérgio Andrade et Fábio Baldo.

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25.11.15

Cinéma brésilien : contre vents et marées

Par Silvana Conte

Le parcours du cinéma brésilien ressemble au parcours du combatant. Cent ans après les frères Lumière, le cinéma brésilien continue d'exister, malgré les crises politiques, économiques et sociales qui ne cessent d'ébranler le pays tropical.

Mais, malgré son parcours mouvementé et la mainmise de l'industrie cinématographique étrangère sur le marché national, le cinéma brésilien a résité et a traversé les époques en privilegiant les relations entre l'esthétique, la politique et l'imaginaire national.

Avec le Cinéma Novo (1963-1970), les brésiliens découvrent un nouveau cinéma engagé dans la transformation du pays, un mélange de Néo-réalisme avec ses thèmes et ses formes de production et la Nouvelle Vague avec ses ruptures de langage. C'est le cinéaste Glauber Rocha qui défini le mieux les instruments du Cinéma Novo :  "une caméra à la main et une idée dans la tête".

Après le coup d'état militaire de 1964 – qui a plongé le pays sous la dictature pendant 20 ans – les cinéastes s'interrogent sur le futur, leur identité et leur appartenance sociale. En 1968, les médias et les programmes de divertissement public sont noyés par la censure. La persécution politique, la restriction de l'activité syndicale et la pratique de la torture dans les prisons instaurent un climat de peur qui se répercute sur tout le pays.

En dépit de "l'état de siège", le cinéma brésilien résiste. Une nouvelle génération de cinéastes, plus radicale, émerge.Le cinéma underground brésilien fait surface pour faire face à la tempête militaire qui s'abat sur le pays.

Dans les années 70, le mot d'ordre est "le marché est la culture" et le cinéma brésilien connaît alors une période de "calme plat". Le star system télévisuel entre en scène et l'arrivée de la crise économique de 1982 ne fait qu'empirer la situation : pas d'argent pour aller au cinéma et encore moins pour produire des films.

Malgré tout, le cinéma brésilien avance et s'adapte au flux et au reflux des marées. Les courts-metrages et les documentaires font leur apparition. Avec la fin de la ditacture et le retour de la démocratie en 1985, le vent tourne : la Loi de l'Audiovisuel est créée et des nouveaux mécanismes de soutien à la production cinématographique voient le jour.

Le cinéma brésilien connaît alors une bouffée d'air frais et revient sur la scène mondiale. En avant toutes ! L'année 1997 sera marquée par la création de la Globo Filmes, branche cinématographique du géant de l'audiovisuel TV Globo. Un vent de folie souffle sur le scénario tropical et le cinéma national suit, depuis, cette vague déferlante.

2015. Depuis la terre ferme, Inacio Araujo, critique du journal Folha de S.Paulo, affirme : "le cinéma brésilien cherche encore et toujours son public. Et la référence de ce public, aujourd'hui, est soit l'esthétique des programmes de la Globo soit les blockbusters américains. Etant donné que nous ne pouvons pas imiter ces derniers, le cinéma imite, comme il peut, la Globo".

Nous sommes en novembre et c'est la 7è édition du Festafilm. Cette croisière arrive à sa destination. Je vois ainsi passer ce bateau au large de l'océan et je vois apparaître une lueur d'espoir : un phare du bout du monde. Tout un symbole... 

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21.11.15

La Panacée : l'exposition Anatomie de l'automate prend place à La Panacée

21/11/15 - 28/02/16

Exposition coproduite par La Panacée Montpellier & le Mamco Genève

La Panacée, Centre de culture contemporaine de la Ville de Montpellier dédié aux arts visuels, aux nouvelles formes d’écriture et aux nouvelles technologies organise, du 21 novembre 2015 au 28 février 2016, l’exposition Anatomie de l’automate, conçue en collaboration avec le Mamco (Musée d’art moderne et contemporain).

Prenant place à La Panacée, dans les murs de ce qui fut l’une des plus prestigieuses universités de médecine, l’exposition Anatomie de l’automate prend pour point de départ l’analogie du corps humain et de la machine pour explorer les imaginaires de la vie artificielle.

Dès l’Antiquité, l’automate, qu’il soit magique, idiot, surpuissant ou rebelle, a alimenté quantité de récits pour se diffracter dans la philosophie, la sorcellerie, la psychologie, la science et la politique. Entre fascination et terreur, cette figure ambivalente met en relief la part machinique de l’homme tout autant qu’elle révèle l’humanité paradoxale des objets techniques.

Une quarantaine d’œuvres d’art contemporain sont ainsi mises en regard de documents et objets des collections de l’Université de Montpellier. Corps fragmentés, prothèses cyborgs, machines anthropomorphes ou homoncules de synthèse, au-delà de leur inquiétante étrangeté, proposent un regard singulier sur les rapports que nous entretenons avec la technologie. 

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10.11.15

LandMark, la première plateforme globale sur les territoires autochtones et communautaires

Le 10 novembre 2015, une coalition internationale de 13 organisations et experts du monde entier, lance LandMark, la première plateforme interactive et accessible en ligne dédiée à centraliser des cartes et autres informations critiques sur la situation des territoires autochtones et communautaires à l’échelle mondiale. Parmi ces organisations figure le World Atlas of Indigenous Territories (WAIPT), né d’une collaboration entre le CNRS, Survival International (France), et l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, avec le soutien de la région Ile-de-France.

Pourquoi? Des territoires conséquents mais invisibles, vulnérables et menacés

Il existe un manque critique d’informations précises concernant les territoires autochtones et communautaires dans le monde, alors que l’étendue de ces terres coutumières est estimée à 65% de la surface terrestre, occupées par 1,5 milliards de personnes. En absence de données géographiques précises, ces territoires sont souvent invisibles et particulièrement vulnérables. L’accaparement de ces terres coutumières est une problématique globale, mettant en danger l’existence même des peuples autochtones et des communautés rurales du monde et entrainant des conflits parfois violents. La transparence sur l’existence de ces territoires et les modalités de leur reconnaissance légale – ou de son absence – réduit le risque que de telles expropriations passent inaperçues.

Comment? Responsabilisation par l’information

Un nombre croissant de peuples autochtones et de communautés rurales cartographient leurs territoires, indépendamment des positions gouvernementales sur leur reconnaissance formelle. De telles cartes sont notamment utilisées comme outil de communication et de protection des terres et ressources face aux menaces extérieures. Pour la première fois, LandMark propose aux peuples autochtones et communautés du monde entier un outil global en ligne leur permettant de documenter leur présence sur terre. Ainsi ils pourront adopter une attitude proactive, et non plus réactive, dans la protection de leurs territoires.

Quoi/Où? Une plateforme collaborative en ligne

LandMark est la première plateforme interactive et accessible en ligne à offrir des cartes et autres informations critiques sur la situation des territoires autochtones et communautaires du monde entier. Elle a pour vocation d’aider ces peuples et groupes humains à sécuriser leurs droits fonciers. Elle propose des informations à différentes échelles d’analyse, du local au global, permettant la comparaison des situations entre différents territoires et différents pays.

Pour en savoir + : www.landmarkmap.org

26.10.15

Expo Milano 2015 : entre contradictions planétaires et spectacle architectural

Par Isadora Ramstein, envoyée spéciale à Milan

« Nourrir la Planète, Energie pour la Vie », le thème d’Expo Milano 2015, jusqu'au 31 octobre à Milan, est le fil conducteur des événements organisés  à l’intérieur et à l’extérieur du Site de l’Exposition.

L’Expo Milano 2015 sera donc une occasion pour réfléchir et chercher des solutions aux contradictions de notre monde : si, une partie de la population mondiale souffre de la faim (environ 870 millions de personnes sous-alimentées dans la période 2010-2012), d’autres personnes meurent à cause d’une alimentation incorrecte ou d’une consommation excessive de nourriture (environ 2,8 millions de décès liés à l’obésité ou à une surcharge pondérale). De plus, chaque année, environ 1,3 milliards de tonnes d’aliments sont gaspillés. Il faut donc mettre en œuvre des politiques avisées, développer des styles de vie durables et même avoir recours à des technologies de pointe pour trouver un équilibre entre la disponibilité  et la consommation des ressources.

Ma visite de deux jours à l’Expo Milano 2015 démarre par une interminable fille d’attente à l’entrée du site. Victime de son succès, le lieu est - depuis très tôt le matin - envahi par la foule qui se déverse sur l’allée principale et qui encombre le moindre recoin de l’Expo. Il n’est pas évident alors d’apprécier le site sans échapper à quelques heures de queue et au brouhaha permanent, ni de s’extraire de l’ambiance ″foire″.

D’emblée, une chose me saute aux yeux : les multiples stands des fast-foods américains et des entreprises agroalimentaires italiennes. Visiblement, un Grand contraste entre certains pavillons et le thème de l’événement qui vise à trouver des solutions innovantes et ouvrir le débat sur la faim et, à l’inverse, le gaspillage alimentaire.

Cependant, d’un point de vue architectural, plusieurs pays relèvent haut la main l’idée de performance que cultive l’exposition universelle. Bien que l’enchainement des pavillons les uns avec les autres ne soit pas géré au mieux, j’ai apprécie l’identité des quatre coins du monde qui se reflète à travers les matériaux, les méthodes constructives, la structure et la morphologie.

Mes coups de cœur : le Chili et ses terres agricoles ; la Pologne et son contraste entre le monde paysager et l’extérieur ; l’Autriche et son microclimat naturel ; la France et l’exaltation de son patrimoine gastronomique et agricole sous une charpente en bois remarquable ; le Brésil, suspendu par un filet au-dessus de la végétation…

Ma visite de l'Expo de Milan fut trop courte ! J'aurais aimé avoir plus de temps pour apprécier ce spectacle architectural et la mise en exergue des diverses contradictions qui régissent notre planète.

Isadora Ramstein est étudiante à l’Ecole d’architecture de Versailles

Crédits photos : Isadora Ramstein 2015

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