15.01.14

Par manque d'investissements publics et privés, l'innovation brésilienne peine à se développer

Malgré l'effort technologique croissant dans certains domaines importants de l'industrie nationale, la participation de ces secteurs dans l'économie diminue.

Les politiques publiques brésiliennes n'ont pas été en mesure d'accroître l'innovation dans l'économie du pays, selon une étude de l'Institut de recherche économique appliquée (IPEA).

L'augmentation des investissements en recherche et développement (R&D) dans le secteur de la fabrication n'a pas abouti à la croissance de la R&D. Les dépenses avec les activités internes et externes en R&D ont atteint presque 8 milliards d'euros, soit 0,59% en 2011 par rapport à 0,58 % en 2008.

« Dans la dernière décennie, le pays a consolidé un menu relativement complet de politiques d'innovation : incitations fiscales, subventions, prêts fiscaux subventionnés, entre autres. En dépit de ces bonnes mesures, il a manqué dans l'ensemble, des éléments clés, en particulier le ciblage, la priorisation et le volume adéquat de ressources », explique l'étude.

Parmi les raisons de la faible croissance des efforts technologiques du Brésil, l'IPEA met en évidence « que le pays dispose d'une structure de production spécialisée dans les secteurs où l'intensité technologique est faible ; que la production des entreprises brésiliennes est aussi faible et que les entreprises brésiliennes n'investissent pas en technologie ».

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Nouveau roman de J.P. Cuenca raconte une folle et sombre histoire d’amour éclairée aux néons de la culture pop japonaise

La seule fin heureuse pour une histoire d’amour, c’est un accident

Par João Paulo Cuenca, écrivain brésilien originaire de Rio de Janeiro

Composé de trente et un brefs chapitres, cet énigmatique roman met peu à peu au jour la relation complexe et malsaine qui unit Monsieur Okuda, vieux poète classique, à son fils Shunsuke, qu’il espionne depuis son plus jeune âge.

Éditions Cambourakis

Cuenca

11.01.14

La nature au centre des éco-bijoux créés par le designer Roberto Cavalcante

Le joaillier brésilien Roberto Cavalcante façonne ses bijoux en créant un parallèle entre la valeur symbolique des métaux et la force vitale des éléments naturels.

De cette union, a germé la ligne Eco Bijou, l'étonnante rencontre entre graines, pierres brutes, bois, l'or, l'argent et le bronze, le tout façonné dans un design très contemporain.

La ligne Eco Bijou représente la diversité de la terre et regorge de richesses peu connues. Au centre de chaque bijou, des graines originaires de la forêt amazonienne brésilienne : jupati, açaï, buriti, jarina, bacaba, paxiuba, baru. Mais aussi une grande variété de noix de coco, de fleurs et de fruits du Cerrado du centre du Brésil ; de pierres comme l'améthyste, le quartz, l'oeil de tigre, l'émeraude, l’agate, l'onyx, en provenance de la région de Minas Gerais.

Bracelet-42-2-big-1-www-conceptbresil-kingeshop-comCollier-Collection-Bororo-30-2-big-1-www-conceptbresil-kingeshop-comBague-Coco---Double--34-2-big-1-www-conceptbresil-kingeshop-com

 

Le designer

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D'origine brésilienne, Roberto Cavalcante a appris le métier de joaillier au Brésil au sein d'une famille de joailliers. Après la création de son premier atelier à Brasilia, Roberto a enrichi son expérience et son savoir-faire en exposant ses créations en Guyane et les Antilles. Actuellement, il vit et travaille à Lyon.

Pour en savoir + sur la ligne Eco Bijou : www.conceptbresil.kingeshop.com

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10.01.14

SELFIE, d'Ultra Violet, un univers visuel rempli de signes, de symboles et de spiritualité

Exposition des œuvres de l'artiste niçoise Ultra Violet (Isabelle Collin Dufresne)

Vernissage samedi 18 janvier à partir de 16h

Exposition jusqu’au 8 février 2014

Ultra Violet vit et travaille à New-York et à Nice. Très engagée dans la Factory d'Andy Warhol de 1963 à 1971, elle fut la collaboratrice et la proche confidente d’artistes emblématiques tels que Andy Warhol, John Chamberlain, John Graham et Salvador Dali.

Totalement investie dans un univers où la liberté individuelle et la liberté d'expression étaient la norme, l'artiste est au premier plan du mouvement du Pop Art. Personnage très en vue, elle préfigure les divas d'aujourd'hui. Ultra Violet est une iconoclaste. Elle a travaillé avec Salvador Dali, Andy Warhol, Edward Rusha et avec bien d'autres artistes.

Son travail sur l’attentat du 11 septembre 2001 démontre comment l'iconographie de cette tragédie a été, dans certains cas, transformée en une icône malléable qui ne représente pas seulement un acte de terrorisme et d'annihilation mais aussi un acte de commercialisation dans notre société contemporaine. Sa sculpture intitulée IX XI a été acquise par la famille Kucich de Manhasset à New-York et sera prêtée au National September 11 Memorial & Museum à New York.

Elle est aussi l'auteur du best-seller international Famous For Fiteen Minutes, My Years with Andy Warhol, un livre traduit en 17 langues où elle raconte la plupart de ses expériences artistiques. Un opéra Famous vient juste d'être achevé, fondé sur l'histoire de sa vie. Ses oeuvres sont dans les collections du Centre Pompidou (Paris), du Knokke Heist Museum (Belgique), du Kampa Museum (Pragues) et entre autres, dans la collection privée de Beth deWoody, membre du Board of Trustee du Witney Museum (New York).

selfie

Selfie Blue Green

Galerie Depardieu, "hors les murs"

18, avenue des Fleurs 06000 Nice 

12.12.13

Hollande au Brésil : une visite stratégique qui vise doubler le commerce bilatéral

La visite d'Hollande au Brésil aura comme priorité les sujets économiques et commerciaux. Parmi les questions qui doivent être discutées avec la présidente Dilma Rousseff il y aura, par exemple, les avions de combat Rafale, l'accord entre le Mercosur et l'Union européenne afin de créer une zone de libre-échange commerciale et la situation économique des pays du bloc européen.
Selon les sources gouvernementales, la barrière à l'achat des avions Rafale, fabriqués par la société française Dassault, est le prix de l'offre, puisque le Brésil a un bilan positif avec le pays européen quand il s'agit de transfert de technologie.
En 2009, la France et le Brésil ont signé un accord pour la construction militaire dans le pays, avec la technologie française, de quatre sous-marins conventionnels et un à propulsion nucléaire.
Parmi les accords qui seront signés lors de la visite il y aura aussi le lancement du programme Français sans frontières, la création d'un forum économique entre les deux pays, et la production du vaccin infantile Antipneumococcique heptavalent au Brésil.

Hollande devra renforcer l'accord Mercosur-UE
La visite du président français au Brésil durera deux jours et comprend des événements à Brasilia et à São Paulo. Il est accompagné par huit ministres et environ 50 hommes d'affaires français dans différents secteurs.
Le Mercosur et l'Union européenne devraient présenter d'ici la fin janvier leurs propositions afin d'éliminer progressivement les droits de douane à l'importation entre les deux blocs.
L'UE, de son côté, exige que le Mercosur fasse des concessions dans les domaines des biens industriels, les services et les marchés publics. La visite d'Hollande vise également à renforcer l'engagement de doubler d'ici 2020 le commerce bilatéral. La France est le cinquième investisseur au Brésil.
La balance commerciale entre les deux pays a atteint US$10 milliards l'an dernier, avec un solde positif et croissant pour la France. En 2012, l'excédant français était supérieur à 500 millions de dollars qui accumulé à celui de cette année a déjà dépassé les US$2 milliards.

Chasse aux contrats
La rencontre franco-brésilienne sera marquée par la signature de nombreux contrats commerciaux importants. 
La société Thales devra s'occuper de la fabrication du premier satellite géostationnaire qui ira garantir la sécurité des communications stratégiques militaires et civiles mais aussi amplifier l'accès haut débit dans les régions reculées brésiliennes.
Areva sera en charge - avec la brésilienne Eletrobras Électronucléaire - de la construction du troisième réacteur nucléaire de l'usine d'Angra, à Rio. Le groupe d'informatique Bull devra lui aussi pouvoir fabriquer des super ordinateurs au Brésil.


10.12.13

Hollande au Brésil : President français amène dans ses bagages le fabricant du Rafale

Lorsque le président français, François Hollande, débarquera au Brésil, après-demain, il amènera avec lui un invité spécial: Eric Trappier, président de la holding Dassault et fabricant de l'avion militaire Rafale. L'enjeu est de taille : un accord milliardaire d'acquisition de 36 avions par la société aéronautique brésilienne Embraer - qui fait face actuellement à une enquête américaine pour corruption et dont le président vient de démissionner.

La France essaie de vendre l'avion de combat au Brésil depuis déjà quelques années. Le feuilleton Rafale a commencé pendant les gouvernements Lula-Sarkozy. Reste à savoir si François Hollande-Dassault aura plus de chance cette fois auprès de Dilma Rousseff-Embraer.

Trappier devra répondre à toutes les questions – techniques, politiques, financières – que Dilma et Hollande souhaitent poser à propos du contrat milliardaire d'acquisition de 36 avions – mais qui peut-être de 120 si la FAB (le « bras armé » de l'aéronautique brésilienne) est d'accord pour renouveler entièrement sa flotte de chasseurs-bombardiers et si l'Embraer est capable d'en assumer la fabrication.

L'Embraer, il faut le savoir, fait l'objet actuellement d'une enquête par les autorités américaines et brésiliennes. Selon le journal américain "The Wall Street Journal », citant des documents et des sources, le fabricant d'avions brésilien est soupçonné d'avoir versé un pot-de-vin de US$ 3,4 millions à un fonctionnaire de la République Dominicaine afin de remporter un contrat de 90 millions de dollars d'équipements militaires.

L'Embraer a affirmé, par communiqué de presse, que « depuis 2011, il existe un processus interne d'investigation concernant certaines opérations commerciales en dehors du Brésil et que la société coopère pleinement avec les autorités » mais le fabricant d'avions ne s'est pas prononcé au sujet du départ du PDG Luiz Carlos Aguiar. Aguiar sera remplacé par Jackson Schneider en 2014.

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05.12.13

Classement PISA : le Brésil est l'un des derniers de la classe

Selon l'étude réalisé par le Programme international pour le suivi des acquis des élèves Pisa 2012, de l'OCDE, malgré une nette amélioration des résultats, le niveau des élèves brésiliens de 15 ans se situe à la 55è place en lecture parmi les 65 pays analysés par l'étude.

Le Brésil a totalisé 410 points en lecture. En mathématiques, les élèves brésiliens se situent à la 58è place, avec 391 points. En sciences, ils se trouvent à la 59è place avec 405 points.

L'OCDE rapporte par le PISA que le niveau de redoublement est encore extrêmement élevé au Brésil, surtout parmi les élèves socialement défavorisés.

« Au Brésil, plus d'un tiers des élèves (36%) avec 15 ans a redoublé au moins une année au primaire et au collège. Plusieurs ont redoublé plus d'une fois. C'est l'un des plus hauts taux de redoublement parmi les pays qui participent du PISA. Le Brésil doit trouver des moyens pour améliorer la baisse performance des élèves, les motiver et créer des nouvelles expectatives pour tous afin de réduire les taux d'abandon des études », affirme l'OCDE.

Niveau supérieur : peu d'universités brésiliennes dans la liste des 100 meilleures

Seulement quatre universités brésiliennes intègrent la liste des 100 meilleures institutions de niveau supérieur des pays émergents, selon de ranking inédit de la publication britannique Times Higher Education (THE).

L'étude Brics & Emerging Economies Rankings 2014 a analysé les universités de 22 nations, y compris Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud.

Parmi les brésiliennes, se trouvent l'Universidade de São Paulo (USP), 11e place, l'Universidade Estadual de Campinas (Unicamp), 24e place, l'Universidade Federal do Rio de Janeiro (UFRJ), 67e place, et l'Universidade Estadual Paulista Júlio de Mesquita Filho (Unesp), 87e place.

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23.11.13

Festafilm, d'une rive à l'autre, tout un programme

Du 28 novembre au 1er décembre 2013

Pays à l'affiche : France , Algérie, Brésil, Portugal, Belgique, Senegal, Madagascar, Angola et Suisse. 

La 6è édition du Festafilm renforce une fois de plus cette année l'esprit « d'échange entre les cultures francophones et lusophones par le biais des créations cinématographiques et nous invite à découvrir et à nous promener dans ce paysage sans barrières ni écluses, pour nos laisser naviguer d'un univers à l'autre ».

Au programme :

  • table ronde sur les cinémas lusophone et francophone actuellement ;

  • exposition sur le cinéma portugais ;

  • exposition photographique A Caminho da Ilha de Thibaud Yevnine ;

  • lecture du texte Les Intermittences de la mort de José Saramago ;

  • master class ;

  • musique avec Aurélie & Verioca et concert avec Bandorio

  • des rencontres professionnelles ;

  • brunch & projection panorama villes jumelées Montpellier-Rio.

Mais le Festafilm propose aussi des projections : au total 106 filmes entre courts-métrage, longs-métrage et documentaires.

Cette année, le Brésil sera à l'affiche avec 47 filmes, dont :

Compétition International  - 11 filmes

Compétition Animation – 7 filmes

Regard Etranger – 8 filmes

Panorama Fenêtre Ouverte – 10 filmes

Panorama Fenêtre Ouverte Très court – 2 courts-métrage

Mostra Curtas-se – 5 filmes

Panorama Fenêtre Ouverte Enfants – 4 filmes

En voici une sélection de filmes proposée par le Festafilm à ne pas rater :

Le cyclope

Meu amigo Nietzsche

Aguas Claras

Graffiti dança

Hippolyte Baliardo

Jéssica Cristopherry

O afinador

Désolée pour hier soir

UHT

Tence Mena dans le coeur des femmes

Anima Pars

O fim do filme

Ananas spleen

Rio Cidade Olímpica

TACONI

Yasmine & Mohammed

Sofia DJAMA 29

Bouts de vies, bouts de rêves

Pour en savoir + et réserver les places : www.festafilm.fr

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21.11.13

Como os ricos destroem o planeta de Hervé Kempf aborda questões ambientais, sociais e politicas

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Editora : Globo

Tradutor: Bernardo Ajzenberg

Com o fim da Guerra Fria e a destruição da utopia socialista, a crítica ao capitalismo passou a tomar dois rumos principais: o primeiro, que atacava não mais sistema em si, porém sua face mais evidente, a globalização; o segundo, mais pragmático e pontual, centrado na questão ambiental, denunciando extinções, desmatamentos e poluições, e afinal ganhando densidade na questão do aquecimento global. O que fazer, afinal, se o sistema alternativo morreu, e o que sobreviveu parece levar irresponsavelmente para a catástrofe ?

Recomeçar do começo: pelo diagnóstico. Pois sem ele, nenhuma ação efetiva pode ser sequer esboçada. Eis o objetivo do respeitado jornalista francês (Le Monde) Hervé Kempf em Como os ricos destroem o planeta, lançado agora no Brasil após uma consagradora carreira internacional, em tradução de Bernardo Ajzenberg.

Feita a denúncia, é preciso porém demonstrá-la. Como os ricos destroem o planeta? Eis o livro de Kempf. Sua hipótese de partida pode ser expressa em poucas palavras: a crise ambiental é mais grave e portanto mais urgente do que se costuma reconhecer; ela não pode ser compreendida e muito menos resolvida, sem levar em conta sua causa real: o consumismo como ideologia, e a oligarquia mundial que o impõe, defende e sustenta.

Kempf, portanto, articula de forma direta e sintética a questão ambiental à questão sociopolíticoeconômica, apontando para a saída do impasse tanto do ambientalismo como do altermundialismo. Para o autor, sem a crítica social, o ambientalismo é manco; sem a urgência ambiental, o altermundialismo é cego.

«  No entanto, depois de ter acreditado que as coisas mudariam, que a sociedade evoluiria, que o sistema poderia se modificar, faço, hoje, duas constatações: 

  • a situação ecológica do planeta se deteriora a uma velocidade que os esforços de milhões de cidadãos no mundo inteiro, cons- cientes do drama mas insuficientemente numerosos, não conse- guem conter;

  • o sistema social que governa atualmente a sociedade humana, o capitalismo, ergue-se enrijecido, cegamente, contra as mudan- ças que são necessárias, caso queiramos manter a dignidade e a vocação original da existência humana.

Ora, o crescimento material só faz aumentar a degradação ambiental. »

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H.Kempf

 

 

19.11.13

Journée internationale contre les violences faites aux femmes dénonce le viol

Samedi 23 novembre, dans le cadre de la journée internationale contre les violences faites aux femmes (qui est le 25), notre association Osez le Féminisme ! 34 organise une action à 15h sur la place de la Comédie, devant l’opéra pour dénoncer une violence spécifique : le viol.

Nous proposons un rassemblement à 15h30 avec toutes les associations et organisations qui veulent manifester leur colère avec nous.

Nous enjoignons tou-te-s celles et eux qui voudraient participer à venir nous rejoindre à cette heure-là habillé-e-s de noir.

Le viol : quelques chiffres

Une enquête de l’Observatoire National de la délinquance montrent qu’entre 50 000 et 75 000 femmes sont violées en France chaque année. 

Selon les statistiques de la permanence téléphonique nationale Viols Femmes Informations : - 74 % des viols sont commis par une personne connue de la victime ; - 25 % des viols sont commis par un membre de la famille ; - 57 % des viols sont commis sur des personnes mineures (filles et garçons) ; - 49 % des viols sont commis sans aucune violence physique.

Dix idées reçues sur le viol


1. Le viol est un phénomène marginal
Faux, au moins 75 000 femmes sont violées chaque année en France. Autour de nous, parmi nos collègues ou amies, 1 femme sur 10 a subi un viol ou une agression sexuelle ou le subira pendant sa vie. Ce n’est pas un événement isolé mais un phénomène massif.
2. Le viol est le plus souvent commis par un inconnu dans une rue sombre
Faux, l’auteur du viol est connu de la victime dans 8 cas sur 10. Dans 50 % des cas, il s’agit d’un membre de la famille ou de l’entourage proche. Dans 34 % des cas, le viol est commis au sein du couple. 63 % des victimes de viols sont des mineur-e-s.
3. Ce sont surtout les filles provocantes, aguicheuses qui sont violées
Faux, ce ne sont pas la tenue ou le comportement d’une femme qui provoquent le viol ; c’est le violeur qui est coupable. Les victimes de viol sont très souvent culpabilisées ou ressentent de la honte. C’est une inversion des responsabilités. Ce n’est pas à la victime d’être transformée en accusée. Par ailleurs, les victimes de viol sont très diverses : âge, apparence, origine sociale, etc. Le viol concerne tous les milieux, toutes les cultures.
4. La majorité des violeurs sont sévèrement condamnés
Faux, moins de 2 % des violeurs sont condamnés. La législation moderne reconnaît le viol comme un crime depuis seulement 30 ans (loi votée en 1980). Dans les faits, les violeurs sont peu punis : moins de 10% des victimes portent plainte, du fait de la peur, de la pression de l’entourage, etc. ; la véracité de leurs accusations est souvent mise en doute, et beaucoup de plaintes aboutissent à des non-lieux ; les peines sont rarement lourdes.
5. Le viol est un drame individuel
Vrai et faux. Au delà d'être un drame individuel, le viol est également et surtout un problème de société. Le viol est l’expression d’une volonté de contrôle et d’emprise sur le corps des femmes. Il suppose que les femmes sont à la disposition des hommes pour satisfaire des besoins sexuels soi-disant supérieurs ou naturels. Il est le signe d’une société profondément sexiste.
6. Le viol est provoqué par la testostérone
Faux, ce n’est pas un comportement naturel, mais culturel. Le viol repose sur le mythe d’une sexualité masculine « irrépressible » et « incontrôlable ». Une sexualité « conquérante » est fortement légitimée dans notre société pour les hommes, tandis que l’expression du désir féminin est limité et encadré par plusieurs formes de réprobation sociale.
7. Quand une femme dit non, elle pense oui ou peut-être : elle a envie qu’on la force
Faux, quand une femme dit non, ce n’est pas oui, c’est non. Une prétendue sexualité féminine passive, soumise aux initiatives des hommes, est également un mythe. L’expression du consentement des deux partenaires est la condition absolue d’une relation sexuelle ; sinon, il s’agit d’un viol. Même si elle est montée boire un verre, même si elle dort dans le même lit, même s’ils ont déjà échangé des caresses... au moment où elle dit non, c’est non.
8. Les hommes aussi sont victimes de viol
Vrai, cela peut arriver, mais les victimes sont des femmes dans 9 cas sur 10. Les hommes victimes de viol étaient le plus souvent mineurs au moment des faits. Que les victimes soient des hommes ou des femmes, 96 % des agresseurs sont des hommes.
9. Les violeurs sont tous des psychopathes
Faux, il n’existe pas de profil-type de violeur. Les viols ne sont pas spécialement le fait de psychopathes, d’alcooliques, d’anormaux ou d’obsédés sexuels. Ils sont aussi commis par des hommes parfaitement intégrés socialement, parfois même au-dessus de tout soupçon.
10. Le viol est le résultat de la misère sexuelle
Faux, cela n’a rien à voir. Ainsi, les femmes qui n’ont pas de vie sexuelle et en éprouvent de la frustration ne s’autorisent pas pour autant à violer un homme pour satisfaire leurs besoins sexuels. Il s’agit bien d’une tolérance sociale dans un sens et non dans l’autre.

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