16.07.19

Littérature latino-américaine : quatre romans où le destin semble tout tracé et ne dévie pas

agualusa

La société des rêveurs involontaires de José Eduardo AGUALUSA

Et si la frontière entre le réel et l’imaginaire était bien plus poreuse qu’on ne le croit ? C’est en tout cas ce que laisse entendre José Eduardo Agualusa dans ce roman envoûtant où les genres se mêlent, créant ainsi une intrigue passionnante dans laquelle les rêves se transforment peu à peu en instrument de lutte pour la liberté.

wrobel

Les deux vies de Sofia de Ronaldo WROBEL

Entre le Hambourg des années 30 et Rio de Janeiro aujourd’hui, l’histoire de l’amitié indéfectible de deux adolescentes douées pour la débrouille et la survie.

padura

L'homme qui aimait les chiens de Leonardo PADURA

On connaît la chute :  Léon Trotski a été assassiné en 1940 au Mexique. Mais qui est son assassin et comment Trotski est-il arrivé au Mexique ? De la Révolution russe à la guerre d’Espagne, Iván, un écrivain cubain frustré, reconstruit ces deux trajectoires tout en plongeant dans la complexité socio-politique de la Cuba contemporaine. L’histoire haletante d’un mensonge idéologique et de ses conséquences. 

selva

 Sous la grande roue de Selva ALMADA

Sous la Grande Roue est un drame argentin, presqu’un drame de société : le patriarcat, l’homophobie, la place de l’homme chef de famille. Une sorte de fatalité qui s’abat sur les personnages. Et même s’ils tentent de s’en affranchir, le destin semble tout tracé et ne dévie pasNous suivons, par petits morceaux, la vie de deux familles, passant d’un point de vue à un autre, d’une famille à l’autre. Parfois, elles se croisent mais pas pour le meilleur.

Aux éditions Métailié


01.07.19

Déforestation : les entreprises ne respectent pas leurs engagements et détruisent l'environnement

Cargill, Bunge, Unilever, Mars, Nestlé, Burger King parmi d'autres [1] maintiennent la production de soja en provenance de la déforestation. Au Brésil, la savane a perdu 2,8 millions d'hectares de forêts primaires.

Au moins 50 millions d'hectares de forêts auront été détruits dans le monde par la production de soja entre 2010 et 2020, une période au cours de laquelle les entreprises se sont engagées à mettre fin à la déforestation dans leurs chaînes de production.

Cette estimation fait partie du rapport Contage Régressive de l'Extinction du Greenpeace international. En 2010, les plus grandes marques de consommation mondiales, telles que Nestlé, Mondelez et Unilever, se sont engagées à mettre fin à la déforestation d'ici 2020 par un «approvisionnement responsable» en bétail, huile de palme, soja et autres produits de base.

Depuis 2010, la production et la consommation de produits agricoles liés à la déforestation, tels que le bétail, le soja, l'huile de palme, le caoutchouc et le cacao, ont considérablement augmenté. Quatre vingt pour cent (80%) de la déforestation mondiale résulte directement de la production agricole. Au Brésil, la savane a perdu 2,8 millions d'hectares de forêts naturelles et 1,8 million d'hectares de pâturages naturels entre 2010 et 2017, les principales menaces provenant des exploitations de soja et de l'élevage.

Au début de 2019, Greenpeace a écrit à plus de 50 entreprises leur demandant de présenter leurs progrès pour mettre fin à la déforestation en faisant connaître leurs fournisseurs de produits de base. Parmi les rares entreprises ayant diffusé l'information, tous les fournisseurs ou producteurs étaient impliqués dans la déforestation. En outre, aucune entreprise n'a été en mesure de démontrer un effort significatif pour se conformer à l'accord.

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Photo: Greenpeace

[1] Parmi les entreprises citées, se trouvent :

Entreprises de biens de consommation: Unilever, Mars, Nestlé, Mondelez, Procter & Gamble, Kellogg, Danone

Détaillants: Walmart, Tesco, Carrefour, Casino, Metro, Ahold Delhaize

Fast food: McDonald's, Yum! (KFC), Burger King, Subway

Producteurs de viande : Tyson, Danepak, JBS, Marfrig, Danish Crown

Entreprises laitières: Arla, Dairy Crest, FrieslandCampina

Commerçants de commodities: Cargill, ADM, Bunge, Wilmar, Louis Dreyfus, Cofco



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Rencontres d'Arles: 50 ans d'une aventure photographique

Du 1er juillet au 22 septembre 2019

Arles fête ses 50 ans. Toute une histoire qui a vu défiler le monde de la photographie. Sous l’œil vigilant de ses fondateurs – Lucien Clergue, Jean‐Maurice Rouquette et Michel Tournier – la ville est devenue au fil du temps le lieu des découvertes, des surprises, des débats et même des scandales photographiques.

La plupart des photographes y sont un jour passés, et pour beaucoup, exposer à Arles a changé le cours de leur carrière. Se replonger dans la collection des Rencontres d'Arles aujourd’hui, c’est revivre un peu de l’histoire de la photographie. 

À l’occasion du cinquantenaire, un travail inédit d’identification, de classement, d’inventaire a été réalisé afin de transformer l’archive en mémoire, pour que demain, chacun puisse consulter le fonds des Rencontres d'Arles et en reparcourir l’histoire. La présente exposition, ainsi que les deux publications qui l’accompagnent sont un premier pas vers une meilleure connaissance du rôle qu'a joué le festival dans la vie de nombreux passionnés de photographie. 

LANCEMENT DU PROGRAMME WOMEN IN MOTION

Kering et les Rencontres d’Arles sont heureux d’annoncer leur partenariat et le lancement à Arles du programme Women In Motion. Initié en 2015 par Kering, partenaire du Festival de Cannes, Women In Motion s’associe aux Rencontres d’Arles avec pour ambition de mettre en lumière le travail des femmes dans le monde de la photographie. 

Décerné le mardi 2 juillet au cours d’une soirée au théâtre Antique d’Arles, le Prix Women In Motion pour la photographie, doté d’un montant de 25 000 euros en acquisition d’œuvres pour la collection des Rencontres d'Arles, viendra tout d’abord saluer la carrière d’une femme photographe remarquable. 

Kering et les Rencontres d’Arles lanceront par ailleurs le Women In Motion LAB qui sera dédié, les premières années, à un programme de recherche sur la place des femmes dans l’histoire mondiale de la photographie. Enfin, Women In Motion prolongera son soutien au Prix de la Photo Madame Figaro Arles qui vient récompenser un jeune talent féminin. 

LE BRESIL DANS L'EDITION 2019

COLLECTIF IANDE

Les oeuvres de douze photographes (11 Brésiliens et une Française installée au Brésil) du collectif Iandé intègre le volet
« What’s going on in Brazil ? » de l’exposition « Hey ! What’s Going On? », organisée en collaboration avec la Fondation Manuel Rivera Ortiz pour la photographie et le film documentaire.

Fondé par Glaucia Nogueira et Isabel Brossolette, le collectif Iandé a pour vocation de diffuser la photobrésilienne à l’étranger.

Avec la participation des Brésiliens Luiz Baltar, Dayan de Castro, Fran Favero, Ana Carolina Fernandes, Felipe Fittipaldi, Pedro Kuperman, Daniel Marenco, Janine Moraes, Shinji Nagabe, Simone Rodrigues et Karime Xavier, et de la Française Elsa Leydier.

SHINJI NAGABE

Né en 1975 à Terra Roxa, Brésil. Vit et travaille à Paris, France. 

LA RÉPUBLIQUE DES BANANES 

Plusieurs événements récents à travers le monde semblent nous avoir mis dans un état de suspension de la réalité. La République des Bananes est une réponse à cet état de désillusion et de désenchantement politique et social. Le réalisme surréaliste de la série est basé sur des faits existants, mais extrapolés au même niveau de fantaisie que tant de discours récents. L'état créé par Shinji Nagabe se trouve sous le joug d'un dictateur cruel et populiste. La banane est utilisée pour aveugler et censurer, alors que des groupes de résistance s’en servent pour fabriquer des armes et des bombes artisanales. Cette réponse viscérale ouvre la voie à une guérilla entre les rebelles et le gouvernement à la vision rétrograde et conservatrice. Les transformations sociales et politiques récemment vécues dans tant de pays se retrouvent dans La République des Bananes. Le plongeon dans cette république fictive et sa fantaisie tropicale acide nous fait réfléchir sur le rôle de chacun dans les directions choisies pour nos communautés et celles que nous serons amenés à choisir dans le futur. 

VIK MUNIZ

Né en 1961 à São Paulo, Brésil. Vit et travaille à New York, États-Unis. 

IMAGINARIA

AVIGNON COLLECTION LAMBERT

Dans le cadre du Grand Arles Expres, auquel la Collection Lambert s’est associée dès sa création en 2016, le célèbre artiste brésilien Vik Muniz revient dans la cité papale huit ans après sa grande exposition monographique pour y présenter une série d’œuvres inédites en Europe. Intitulée Imaginaria, la série exposée à la Collection Lambert se compose de 15 photographies figurant des Saints tels qu’ils ont été représentés par les plus grands artistes : depuis la Sainte Agnès de Simon Vouet à la Sainte Augustine de Philippe de Champaigne en pas‐ sant par le Saint Sébastien de Jose de Ribeira. À travers cette nouvelle série, Vik Muniz poursuit ses recherches en questionnant la fascination exercée par les saints à travers l’histoire de leur représentation en art, et vient par là même interroger la relation qu’entretiennent les œuvres d’art avec la notion de sacré. 

Du 1er juillet - 22 septembre 2019

LUDOVIC CARÈME 

Né en 1967 à Paris, France. Vit et travaille à Paris. 

BRÉSILS 

MARSEILLE FRICHE LA BELLE DE MAI

Ludovic Carème a exploré une favela condamnée à la destruction par la spéculation immobilière et s’est confronté au quotidien de ses habi‐ tants en sursis sur une période de plus de 2 ans. Ce travail l'a incité à s'enfoncer plus profondément dans la faille qui sépare la classe domi‐ nante et ses victimes. Puis il a remonté les courants jusqu'à la région de l'Acre à la rencontre des seringueiros, les récolteurs de caoutchouc. Ces descendants de paysans miséreux du Nordeste, envoyés par les autorités vers la forêt amazonienne pour reprendre la production de caoutchouc au début de la seconde guerre mondiale, se sont souvent mélangés avec les populations Kaxinawas, Asháninkas, Jaminawas et ont aussi été exploités et décimés. Aujourd’hui quelques tribus vivent encore en harmonie avec la forêt grignotée par ces descendants des soldats du caoutchouc, manipulés par la puissance de l'industrie agro‐alimentaire. 

Jusqu'au 29 septembre 2019

arles 2019

 

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25.06.19

Cinéma : L'Origine du Brésil, réalisé par Menelaw Sete, est un hommage aux peuples indigènes du pays

L'ORIGINE DU BRÉSIL

Projection du film le 25,6.2019 à 21 heures

Entrée libre

Dans L'origine du Brésil, le peintre et réalisateur  Menelaw Sete conte à la manière d'une légende l'origine du Brésil moderne. Il a peint cette histoire sur une collection d'assiettes de terre cuite produite par la plus vieille potière du Brésil. Le tout constitue un hommage aux peuples indigènes du pays, aujourd'hui le plus métissé du monde.

Menelaw Sete  a fait un rêve dont l’action se situait il y a bien longtemps, à une époque où la terre du Brésil était un paradis, peuplé de gens vivant en communion avec la nature. L’arrivée d’hommes cupides, venus de loin, a tout bouleversé. Dans son rêve, Menelaw a vu le rouge du sang qu’ils ont versé, et le noir des hommes qu’ils ont arrachés à l’Afrique. Il a vu Anahi, une jeune indienne, et Mountaga Bayo, un prince africain livré à l’esclavage. Les routes de ces deux êtres se sont un jour croisées, et ils se sont aimés.

Menelaw Sete va conter cette rencontre improbable comme on conte une légende. Il part sur leurs traces, des rivages de la Baie de Tous les Saints aux forêts de l’intérieur de Bahia. Ses pas le conduisent chez une vieille potière de 99 ans, Dona Cadu, qui garde en elle la mémoire de tous les peuples de Bahia, car dans ses veines coule à la fois le sang des hommes d’Afrique et celui des Indiens. Menelaw lui conte son rêve et elle lui confirme qu’il s’agit en fait d’une vision de ce qui fut. Ce rêve est la légende de la naissance du Brésil contemporain.

Maison de l'Amérique latine – Paris

Pour en savoir + : www.mal217.org/agenda/lorigine-du-bresil

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Photo: L'origine du Brésil, film de Menelaw Sete

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07.06.19

Cinéma chilien: La cordillère des songes dévoile les mystères de l'histoire passée et récente du Chili

À l'occasion de la sortie en salles du film LA CORDILLÈRE DES SONGES de Patricio Guzmán le 30 octobre 2019, l'Atalante de Bayonne et le Festival Biarritz Amérique latine vous donnent rendez-vous le jeudi 13 Juin à 20h45 pour découvrir en avant-première ce magnifique documentaire sur le Chili et les Andes.

A partir de 19h30, un buffet latino-américain sera proposé par l'association AFLACOBA et la séance sera précédée d'une présentation des grandes lignes du programme du prochain festival. 

Festival Biarritz Amérique Latine cinémas et cultures

Villa Natacha - 110 rue d’Espagne - 64200 - Biarritz

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15.05.19

Maison de l'Amérique latine : inauguration de deux nouvelles expositions où nature et surnaturel s’entremêlent

Du 24 mai au 24 juil. 2019 

A l’occasion de la 6 ème édition de la Semaine de l’Amérique latine & des Caraïbes – France, la Maison de l’Amérique latine à Paris inaugure deux nouvelles expositions qui placent l'Amérique centrale à l'honneur à travers deux artistes de deux différents pays et générations, David Solís, originaire du Panama, et Marlov Barrios, originaire du Guatemala.

LISIÈRES de DAVID SOLÍS

Lisières rassemble une cinquantaine d’œuvres récentes (2008-2018) dans lesquelles la Nature prend une part quasi exclusive, et où l’empreinte humaine ne se lit qu’en filigrane. À ses forêts caractéristiques, se joignent des marines aux horizons étendus, des natures mortes, des semi vanités ou encore d’étranges poissons. 

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MIMESIS de MARLOV BARRIOS

Dans l’univers pictural de Barrios, le temps, de même que les cultures, est syncrétique : ainsi, l’époque classique Maya s’entremêle au monde colonial baroque, qui, à son tour, se fond dans l’époque contemporaine aux influences nord-américaines, européennes, et même japonaises. A partir d’une vision formelle - jamais narrative ni descriptive - les oeuvres symboliques de Barrios traduisent à la fois la collusion et la cohabitation de ces trois univers. Il propose ce qu’il appelle “une archéologie de l’immatériel”, allant puiser dans l’ultra-contemporain des sources d’inspiration qu’il ramène à une pratique artisanale – comme la peinture à l’huile, les collages, le dessin à main levée ou la sculpture de bois.

Les oeuvres de Marlov Barrios interpellent le spectateur sur des sujets intrinsèquement guatémaltèques bien que nourris d’une réflexion sur la globalisation : les relations de pouvoir, le centre et la périphérie, la spiritualité et le matérialisme, le monde rural et le monde urbain, l’entremêlement de la tradition et de l’ultra modernité. Ses pièces soulignent la convergence, les mouvements. L’exode rural, le flux migratoire vers le Nord, impliquent des temporalités différentes qui affluent vers le présent et sont condamnées à agir les unes avec les autres.

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Pour en savoir + : www.mal217.org

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09.05.19

Editions Métailié : trois auteurs latinos nous entraînent dans des histoires liées au destin avec humour, désespoir et passion

José Luis Sampedro raconte dans Le Fleuve qui nous emporte, avec la passion et la profonde humanité que ses lecteurs lui connaissent, des personnages forts confrontés à leur destin. Avec eux, il nous entraîne dans une aventure singulière dont le fleuve règle le rythme. 

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 Retour à Managua, de Sergio Ramirez est un polar drôle qui raconte le Nicaragua d'aujourd'hui dans sa version latino: Etat corrompu, flics complices, hommes d'affaires ignobles. Ramirez profite de cette aventure pour nous parler de ce qu'Ortega a fait du Nicaragua, avec un humour sans pitié et un désespoir compréhensible.

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Une journée dans la vie d’un cinquantenaire hypocondriaque qui vit encore chez sa mère : une journée où tout va changer. Une santé de fer est une comédie subtilement ironique du très doué Pablo Casacuberta.

Avec la participation d’un petit chien errant, d’une jeune maîtresse, d’une femme ouverte aux inconnus et d’une fuite d’eau aux proportions délirantes, une journée suffira à bouleverser de fond en comble la vie de Tobías, et toutes ses certitudes. Et peut-être qu’il y trouvera, enfin, le moyen de vivre vraiment. Ou pas.

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01.03.19

Cinélatino: les 31es Rencontres de Toulouse met le cap vers les Caraïbes

Du 22 au 31,3.2019

Îles Caraïbes : Nouveuax Regards

La dynamique du cinéma des îles caraïbes sera mise en lumière dans l'édition 2019 du Cinélatino de Toulouse.

Si Cuba, la République dominicaine et Haïti font figures de locomotives, une myriade d’îles pointe leurs caméras dans le paysage cinématographique : Aruba, Trinidad et Tobago, Puerto Rico, Jamaïque, Curaçao, Guadeloupe, Martinique, Bahamas.

Au programme, des histoires ancrées dans cette région, qui relatent la vie quotidienne, les drames personnels, les récits de la mer, les errances dans les campagnes, racontées parfois avec humour, tendresse ou désespoir.

Parmi les treize longs-métrages de fiction qui sont en compétition cette année au Cinélatino de Toulouse, deux sont brésiliens.

Pour en savoir +: www.cinelatino.fr

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07.02.19

José Eduardo Agualusa: La société des rêveurs involontaires, un polar onirique

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La société des rêveurs involontaires, nouveau roman de l'érivain portugais José Eduardo Agualusa rassemble des personnages aux comportements étranges : celui qui se promène dans les rêves des autres, celui qui les filme, celui qui les retrouve dans la mémoire d’un appareil photo, et celle qui les met en scène… Dans un pays totalitaire au bord de la destruction, où s’éveillent aussi les rêves de liberté de la jeunesse, le rêve est un puissant outil de transformation du monde.