29.03.18

Littérature : deux romans hispano-américains aux éditions Métaillié

Ayacucho, le roman de la violence péruvienne des années 80 et 90

Alfredo PITA

Dans l’air pur des montagnes d’Ayacucho règne une odeur de mort. Pourtant, quand Vicente Blanco, reporter espagnol, débarque dans la ville andine pour enquêter sur le Sentier lumineux, il ne voit rien. Les militaires paradent, l’archevêque Crispin joue au basket, les habitants se taisent, les “subversifs” se cachent. Pas de scènes tragiques, pas de barricades, pas de combats.

Tout juste, parfois, quelques bruits de balles. Avec deux journalistes locaux qui deviennent vite des amis, Vicente découvre lentement l’horreur de cette guerre sourde et silencieuse, qui dans les campagnes alentour prend les populations en otage. À force de courage et d’investigations, ils ont la preuve que l’armée a trouvé une méthode pour faire disparaître les corps.
Mais la vérité peut s’avérer dangereuse, et les journalistes sont des cibles à abattre. Dans une prose visuelle et lyrique, avec un sens de la narration extraordinaire, Alfredo Pita raconte magistralement cette guerre sale, et rend un hommage vibrant à ses victimes, anonymes ou non.

A propos de l'auteur : Alfredo PITA est né en 1948 á Celendín, nord andin du Pérou. Il a été journaliste et, dans les années 1980, au début de la terreur au Pérou, il a couvert l'information à Ayacucho, au centre de la violence. Il vit actuellement à Paris.

 

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Les valises, où la réalité est toujours plus délirante que la fiction

Juan Carlos Méndez Guédez

La vie est un match de boxe, tendance lucha libre. A Caracas quand on sort le matin on n’est jamais trop sûr de pouvoir rentrer vivant chez soi.

Donizetti, fonctionnaire ordinaire, employé dans une agence de presse gouvernementale, bonhomme et maladroit, est chargé de convoyer des mystérieuses valises à travers le monde. Dans une ville en perpétuelle pénurie, il a désespérément besoin de cet extra pour nourrir ses deux familles, dont un fils taiseux, une ex-femme qui fait des fleurs en porcelaine et son amant qui passe ses journées dans son hamac. Antihéros tendre et obstiné, il effectue ses missions docilement, sans trop (se) poser de questions. 
Mais à force de prendre des coups sans trop savoir d’où ils viennent, même quand on n’est pas un caïd, on finit par s’énerver. Avec Manuel, ami d’enfance, ex-animateur de radio, fan de boxe, qui survit en travaillant dans le magasin de chaussures de ses parents, ils vont tenter de prendre une revanche éclatante et définitive sur tous les profiteurs corrompus, les espions cubains et les mafias russes, la seule façon, peut-être, de survivre au marasme. 
Oscillant sans cesse entre le roman noir et l’épopée kafkaïenne, Méndez Guédez nous plonge avec ses deux losers magnifiques dans un monde où la réalité est toujours plus délirante que n’importe quelle fiction. C’est drôle, tragique, et terriblement littéraire.

A propos de l'auteur : Juan Carlos MÉNDEZ GUÉDEZ est né en 1967 à Barquisimeto, au Vénézuela. Après un doctorat en littérature à l’université de Salamanque, il décide de s’installer à Madrid.

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01.09.17

Métailié: rentrée littéraire, les coups de coeur de la bibliothèque hispano-américaine

Pour cette rentrée, on part, on s'enfuit, on se rencontre, on se raconte, on revient. Aussi loin qu’on aille, on n’échappera pas à soi-même, et le retour sera impossible. Mais on aura toujours la littérature, le gin artisanal, et quelques réserves de lumière…

Pour cette rentrée littéraire, on part en Colombie et à La Havane, quelque part entre passé et présent, entre douleur et passion.

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Santiago Gamboa est une des voix les plus puissantes et originales de la littérature colombienne.

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Karla Suarez est née à La Havane et fait partie des 39 meilleurs jeunes auteurs latino-américains.

Aux Editions Métailié