26.09.17

Brésil en Mouvements : 13ème édition du festival du documentaire social brésilien

affiche_bem17-page-001-2-2b1a0

Du 27 septembre au 1er octobre

Le 27/09 de 19h30 à 23h30 – Soirée d’ouverture : projection du film Martírio, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Vincent Carelli.

L’association Autres Brésils présente la 13e édition de Brésil en Mouvements, le festival consacré au documentaire social brésilien.

Pendant cinq jours des projections, des débats et des rencontres autour des films documentaires. De quoi explorer la culture brésilienne hors des sentiers battus et approfondir les sujets sociaux globaux à partir de la réalité brésilienne.

La soirée d’ouverture aura la présence exceptionnelle de Vincent Carelli, parrain de cette édition. Réalisateur engagé dans la défense du peuple autochtone Guarani-Kaiowa, primé dans de nombreux festivals, il est le fondateur du projet « Vidéos dans les villages ».

Au programme :

-18 films – longs et courts-métrages ;

-l'exposition du photographe brésilien Francis Azevedo qui a arpenté la place de la République lors de l’occupation Nuit Debout en 2016 ;

-des rencontres proposées dans le stand des Editions Anacaona sur la littérature brésilienne ;

-des concerts gratuits.

Cinéma la Clef - 34 rue Daubenton 75005 Paris

Pour plus d’informations :

www.autresbresils.net

www.bresilenmouvements.org  


18.05.16

Festival de Cannes 2016: Aquarius, du réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho, est en compétition à Cannes

Entre passé et avenir

Aquarius dresse le portrait de Clara (Sônia Braga), une sexagénaire issue de la bourgeoisie, qui refuse de quitter l'appartement où elle réside depuis des années, dans une résidence - qui donne d'ailleurs son titre au film - située non loin des plages de Recife. L'immeuble en question suscite la convoitise d'un jeune promoteur immobilier qui aimerait bien rénover l'endroit. Celui-ci propose donc à Clara un très bon prix pour racheter son appartement. Mais elle campe sur ses positions et se retrouve confrontée à une pression qui ébranle ses certitudes.

Avec ce film divisé en trois chapitres, Kleber Mendonça Filho s'interroge sur les contradictions et les profondes mutations de la société brésilienne actuelle, à cheval entre le poids du passé et son désir de changement.  

Kleber Mendonça Filho est un réalisateur brésilien né à Recife, nord-est du Brésil. Formé au journalisme, il devient critique de cinéma et programmateur, avant de réaliser ses propres films.

Il sort son premier long métrage en 2012, Les Bruits de Recife, et reçoit un accueil très positif de la critique internationale - notamment du journaliste A. O. Scott du New York Times, qui le classe dans les meilleurs films de l'année 2012.

Mendonça cherche avec ses films à produire des images de sa ville natale, qu'il affectionne particulièrement, et à les faire voyager hors des frontières du Brésil.

Aquarius-de-Kleber-Mendonca-Filho

30.11.15

Festafilm : le palmarès de la 7è édition spéciale cinéma brésilien

La 7è édition du festival lusophone Festafilm s'est refermée dimanche 29 novembre avec la remise des prix.

Le palmarès complet

MEILLEUR FILM D'ANIMATION

Egun de Helder Quiroga, São Paulo

MEILLEUR FILM/PRIX RÉALISATION

Tarantula d'Aly Muritiba et Marja Calafange, Parana

MEILLEUR SCENARIO

Fragmentos d'Adriana Vasconcelos, Brasilia

MEILLEUR MONTAGE ET PRIX DU PUBLIC

Chacal palavra filme de Piu Gomes, Rio de Janeiro

MEILLEURE PHOTOGRAPHIE

Preto ou branco d'Alison Zago, São Paulo

MENTION SPECIALE DU JURY

Mariane com E de Fernando Sanches, São Paulo

PRIX DU PUBLIC MEILLEUR COURT-METRAGE

O Nome do dia de Marcello Quintella e Bonyard, Rio de Janeiro

PRIX DU PUBLIC MEILLEUR COURT-METRAGE D'ANIMATION

Edificio Tatuapé Mahal de Fernanda Salloum, São Paulo

Affiche-BR

Posté par Fatos e Fotos à 10:48 - Permalien [#]
Tags : , , ,

25.11.15

Cinéma brésilien : contre vents et marées

Par Silvana Conte

Le parcours du cinéma brésilien ressemble au parcours du combatant. Cent ans après les frères Lumière, le cinéma brésilien continue d'exister, malgré les crises politiques, économiques et sociales qui ne cessent d'ébranler le pays tropical.

Mais, malgré son parcours mouvementé et la mainmise de l'industrie cinématographique étrangère sur le marché national, le cinéma brésilien a résité et a traversé les époques en privilegiant les relations entre l'esthétique, la politique et l'imaginaire national.

Avec le Cinéma Novo (1963-1970), les brésiliens découvrent un nouveau cinéma engagé dans la transformation du pays, un mélange de Néo-réalisme avec ses thèmes et ses formes de production et la Nouvelle Vague avec ses ruptures de langage. C'est le cinéaste Glauber Rocha qui défini le mieux les instruments du Cinéma Novo :  "une caméra à la main et une idée dans la tête".

Après le coup d'état militaire de 1964 – qui a plongé le pays sous la dictature pendant 20 ans – les cinéastes s'interrogent sur le futur, leur identité et leur appartenance sociale. En 1968, les médias et les programmes de divertissement public sont noyés par la censure. La persécution politique, la restriction de l'activité syndicale et la pratique de la torture dans les prisons instaurent un climat de peur qui se répercute sur tout le pays.

En dépit de "l'état de siège", le cinéma brésilien résiste. Une nouvelle génération de cinéastes, plus radicale, émerge.Le cinéma underground brésilien fait surface pour faire face à la tempête militaire qui s'abat sur le pays.

Dans les années 70, le mot d'ordre est "le marché est la culture" et le cinéma brésilien connaît alors une période de "calme plat". Le star system télévisuel entre en scène et l'arrivée de la crise économique de 1982 ne fait qu'empirer la situation : pas d'argent pour aller au cinéma et encore moins pour produire des films.

Malgré tout, le cinéma brésilien avance et s'adapte au flux et au reflux des marées. Les courts-metrages et les documentaires font leur apparition. Avec la fin de la ditacture et le retour de la démocratie en 1985, le vent tourne : la Loi de l'Audiovisuel est créée et des nouveaux mécanismes de soutien à la production cinématographique voient le jour.

Le cinéma brésilien connaît alors une bouffée d'air frais et revient sur la scène mondiale. En avant toutes ! L'année 1997 sera marquée par la création de la Globo Filmes, branche cinématographique du géant de l'audiovisuel TV Globo. Un vent de folie souffle sur le scénario tropical et le cinéma national suit, depuis, cette vague déferlante.

2015. Depuis la terre ferme, Inacio Araujo, critique du journal Folha de S.Paulo, affirme : "le cinéma brésilien cherche encore et toujours son public. Et la référence de ce public, aujourd'hui, est soit l'esthétique des programmes de la Globo soit les blockbusters américains. Etant donné que nous ne pouvons pas imiter ces derniers, le cinéma imite, comme il peut, la Globo".

Nous sommes en novembre et c'est la 7è édition du Festafilm. Cette croisière arrive à sa destination. Je vois ainsi passer ce bateau au large de l'océan et je vois apparaître une lueur d'espoir : un phare du bout du monde. Tout un symbole... 

phare

Posté par Fatos e Fotos à 21:18 - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

08.09.15

Cinéma brésilien : 8ème édition du cycle Découverte du Brésil à travers le cinéma

Du 23 septembre au 25 novembre

A partir du 23 septembre le Collectif Brésil à Rennes organise la 8ème édition du cycle Découverte du Brésil à travers le cinéma.

Cette année les thèmes seront variés avec un éclairage accentué sur les Amérindiens au mois de novembre  et une conférence sur la littérature brésilienne le 13 octobre avec Paola Anacaona éditrice et traductrice d’ouvrages brésiliens en français (au bar la Lanterne quai Lamennais à Rennes).

Le 23, sera à l'affiche Les Dames de la Samba de Suzana Lira. Le film permet de mieux comprendre les racines spirituelles, matriarcales et glamour de la samba mais aussi raconte ses débuts clandestins, son ascension flamboyante dans le pays et son rayonnement mondial.

Après la séance, une conférence-débat animée par Pedro Rosa, directeur de la compagnie de danse  Ochossi.

sambaladies%20a[1]

Les Dames de la Samba de Suzana Lira

Le 23 septembre à 20h  

Mir 7 quai Chateaubriand Rennes  (métro et bus République)

Participation : 5€. Tarif cinq séances : 20€

07.09.14

Brésil à Rennes : à la découverte du Brésil à travers le cinéma

Manifestation culturelle soutenue par Brasilidade

Du 24 septembre au 3 décembre

Pour la  septième  année consécutive, le Collectif Brésil de Rennes organise une Découverte du Brésil à travers le cinéma  à la Maison internationale de Rennes.

Au programme, six films dont certains inédits dans les salles :

La Cité de Dieu, 10 ans après de Luciano Vidigal le 24 septembre

Serra Pelada  de Hector Dhalia le 15 octobre

La collection invisible de Bernard  Attal le 29 octobre

O samba de Georges Gachot le 12 novembre

Jucari Dorea  le 13 novembre à Rennes 2, documentaire dans le cadre du colloque organisé par le département de portugais

Les maîtres du Gamba de José Huerta le 3 décembre en présence du réalisateur

Chaque film sera suivi d’un débat avec des membres de la communauté brésilienne.

L'édition 2014 sera enrichie d’une conférence sur le Brésil dans la littérature française par Rita Godet professeur à Rennes 2, le 22 octobre et d’une série d’animations à l’occasion de la journée de la conscience noire,  le 20 novembre. Sans oublier le colloque universitaire Cartographies Littéraires du Brésil actuel organisé par le département de portugais de Rennes 2, les 12 et 13 novembre.

Pour en savoir + : www.bresilarennes.fr