07.02.18

Brésil : la fièvre jaune avance au pays du carnaval

Selon un rapport récent du ministère de la Santé, le Brésil a confirmé 353 cas de fièvre jaune et 98 décès entre le 1er juillet 2017 et le 6 février de cette année.

Le 25 janvier dernier, le gouvernement brésilien a commencé la campagne de vaccination contre la fièvre jaune avec des doses fractionnées de l'agent immunisant dans les États de São Paulo et de Rio de Janeiro. À compter du vendredi 9 février, un nouveau lot de vaccins contre la fièvre jaune du laboratoire Sanofi-Pasteur commencera à être livré dans des cliniques privées dans tout le Brésil, presque un mois plus tôt que prévu.

Bien que le vaccin ait été offert gratuitement dans les réseaux de santé publique, de nombreuses personnes ont préféré se faire vacciner dans les cliniques privées en raison des files d'attente - on a signalé plus de quatre heures d'attente.

São Paulo apparaît toujours comme l'État avec le plus grand nombre de cas de la maladie. En tout, 161 cas confirmés, dont 41 décès. Ensuite, vient Minas Gerais, avec 157 cas confirmés et 44 décès. Rio de Janeiro a 34 cas registrés, dont 12 décès.

Célébrer, malgré tout

Alors que les cas de personnes infectées par la fièvre jaune continuent à progresser dans les trois grands centres urbains brésiliens, le pays se prépare à l'édition 2018 du Carnaval qui aura lieu le 13 février, le deuxième mardi du mois. Ainsi, les défilés des écoles de samba de São Paulo commencent le 9, vendredi, et ceux de Rio le 11, dimanche.

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Andréa Capitulino, rainha de bateria da Tatuapé, desfila pelo Anhembi (Foto: Alan Morici/G1)

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15.01.18

Waltercio Caldas : la galerie Xippas expose les œuvres de cette figure majeure de l'art contemporain du Brésil

Le regard et la réflexion sont au cœur des œuvres de Waltercio Caldas, sculpteur brésilien. Figure majeure de l'art contemporain du Brésil, ses sculptures aussi présentes qu'immatérielles, donnent à voir non tant les objets, mais l'espace entre les objets. Caldas dépasse la dualité entre présence et absence, positif et négatif, et parvient à une fusion paradoxale et fragile entre réalité et pensée.

D'une rare finesse visuelle et d'une grande économie de moyens, les sculptures de Caldas invitent le spectateur à vivre sa propre expérience de lecture de l'oeuvre entre appréhension immédiate et interprétation intellectuelle.

Jusqu'au 3/02, 2018

Galerie Xippas, Paris

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Crédit photos: Waltercio Caldas

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12.01.18

Bibliothèque brésilienne : 492 confessions d'un tueur à gages de Klester Cavalcanti

492 confessions d'un tueur à gages de Klester Cavalcanti

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Júlio Santana, bon chasseur et bon tireur dans son Amazonie natale, a appris la profession de tueur à gages à 17 ans avec son oncle qui lui assure que, s’il récite dix Ave Maria et vingt Pater Noster après chaque meurtre, il n’ira pas en enfer. Il note soigneusement sur un cahier d’écolier le nom des victimes, le nom des commanditaires, la date et le lieu du crime, ce qui lui a permis de compter 492 personnes au long de 35 années de carrière.

Júlio raconte ses drames, ses rêves, ses faiblesses. C’est un homme sensible, un bon fils, un mari aimant et un père affectueux. Il a pour commanditaires l’armée, des maris jaloux ou des pères vengeurs, des grands propriétaires terriens qui éliminent des syndicalistes ou des “sans terre”.
Pour la première fois, un reportage raconte, avec un grand talent littéraire, la vie surprenante d’un homme que tout destinait à être un pêcheur comme son père et son grand-père, mais qui est devenu le plus grand tueur professionnel connu au monde.

À propos de l'auteur : Klester Cavalcanti est né à Recife en 1969. Grand reporter, il a reçu de nombreux prix internationaux pour son travail de journaliste d’investigation, dont celui de l’agence Reuters, ainsi que le prestigieux prix Jabuti de littérature à trois reprises, notamment en 2012 pour un livre sur son séjour dans une prison syrienne. Il est aussi l’auteur d’un grand reportage sur l’esclavage moderne au Brésil.

Pour en savoir + : www.editions-metailie.com

03.01.18

Photographie brésilienne: Momentos cariocas à la Maison européenne de la photographie

Du 17 janvier au 25 février 2018

La MEP de Paris expose le travail de la photographe brésilienne Eugenia Grandchamp des Raux, Momentos Cariocas, qui plonge au coeur du carnaval brésilien.

Pour la photographe, passionnée de danse, le flou est la manière la plus appropriée de retranscrire le sens du mouvement et d'en faire émaner toute sa poésie. Elle saisi les moments festifis et hautement colorés. Ses images font voyager dans le temps et l'espace, par une vision contemporaine, et témoignent  d'un désir profond de redonner à un instantané le mouvement que l'on a vu et le rêve que l'on a perçu.

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Copyright: Eugenia Grandchamp des Raux

24.11.17

9è Festival international de Bossa Nova: projection du film Samba & Jazz

L’ambassade du Brésil en France et l’association JazzoNotes convient à la projection du film Samba & Jazz en présence du réalisateur Jefferson Melo.

Le documentaire Samba & Jazz met en évidence la synergie existant entre la samba et le jazz, et entre les villes de Rio de Janeiro et de la Nouvelle Orléans – située dans l’état de la Louisiane, au sud des États-Unis -, considérée comme étant le berceau du jazz. 

Le film montre la similarité entre ces deux villes du point de vue musical et comportemental, depuis la perspective de ceux qui maîtrisent le sujet: les « sambistes » et les « jazzmen ». 

Par le biais de témoignages, de fêtes populaires et de situations inusitées, il dépeint la manifestation artistique authentique de peuples distants, portés toutefois par un sentiment commun: la passion pour la musique. 

Le mardi 12 décembre 2017 à 18h à l’ambassade du Brésil (salle Villa-Lobos)
34, cours Albert 1er - 75008 Paris

Inscriptions en ligne, dans la limite des places disponibles :
http://festivalbossanova.com/fr/programme/#100

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08.11.17

Abstraction tropicale : Couleurs et concepts de la peintre brésilienne Beatriz Milhazes chez Taschen

Aussi expressive que le langage visuel unique de l’artiste, cette monographie présente le travail de Beatriz Milhazes, peintre brésilienne qui mélange l’abstraction moderniste aux couleurs et aux lumières de son pays natal. À travers plus de 280 œuvres, un long entretien et un dictionnaire poétique de ses motifs clés, l’ouvrage explore les différentes périodes de son travail dans toute leur splendeur et leur signification.

Dans ses œuvres vibrantes, l’artiste peintre brésilienne Beatriz Milhazes fusionne deux manières très différentes de regarder le monde. Ses compositions abstraites, qui s’inscrivent dans la lignée des maîtres modernistes, de Henri Matisse à Bridget Riley, sont imprégnées des couleurs et lumières de son pays natal.

Ses toiles regorgent de symboles évoquant la vie quotidienne au Brésil: le carnaval, les arts traditionnels et des motifs triviaux qui renvoient tantôt au baroque, tantôt au pop, et se rencontrent dans une exubérante chorégraphie visuelle. Ces couleurs vives et rythmées exhalent un charme exotique irrésistible, mais à l’instar de l’œuvre de Paul Gauguin, le paradis est perdu: les promesses combinées de la vie sous les tropiques et de l’abstraction moderniste révèlent aussi une facette plus sombre, teintée de mélancolie.

Pour parvenir à cet équilibre, Milhazes a développé, à la fin des années 1980, une technique particulière qui consiste à peindre les motifs sur des feuilles de plastique qu’elle colle, une fois sèches, sur une toile. Ce procédé permet à l’artiste de superposer les couches et de créer un effet d’oscillation entre éclat joyeux et lumineuse tristesse.

Depuis sa percée, au début des années 1990, Milhazes a étendu sa pratique à d’autres disciplines pour créer sérigraphies, collages d’emballages de chocolats et de bonbons, sculptures composées de mobiles géants où pendent des colifichets de carnaval, projets in situ qui transforment des façades d’immeubles en vitraux.

Cette monographie de Beatriz Milhazes présente plus de 280 œuvres réalisées à diverses époques et avec différentes techniques. Les pages de transition entre les chapitres ont été créées spécifiquement pour ce livre, à partir de collages peints, composés de différents fragments de papiers et d’objets trouvés par l’artiste. Les images sont complétées par un entretien avec l’éditeur Hans Werner Holzwarth, dans lequel Beatriz Milhazes explique sa manière de travailler et révèle les idées et l’arrière-plan culturel qui sous-tendent son œuvre.

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Édition collector limitée à 1.000 exemplaires signés et numérotés (no 101 à 1.100)
Prix : 750 euros

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Photographies : Exposition Images voyageuses, photographies brésiliennes en France

Jusqu’au 14 novembre

Au Brésil, en dehors de quelques expériences éphémères, ce n’est qu’en 1923 qu’un collectif de photographes amateurs propose un vrai projet de diffusion d’art photographique. Le « Photo Club Brasileiro » basé à Rio de Janeiro, publie la revue
« Photogramma » entre 1926 et 1931, organise des expositions ainsi que le premier salon national en 1940.
À São Paulo, le «Foto Cine Clube Bandeirante », créé en 1939, propose dès 1942 le « Salão Paulista » et des expositions internationales à partir de 1946, s’affirmant rapidement comme la référence de la photographie artistique brésilienne, notamment grâce à la diffusion de son « Boletim ».
La Société française de photographie (SFP) organise le Salon international d’art photographique depuis le début du XXe siècle. L’édition de 1946 coïncide avec la première contribution des photographes brésiliens.
Les images présentées à la Fondation Calouste Gulbenkian correspondent à une partie des 52 photographies envoyées par les photographes de São Paulo à l’appel de la SFP. Vingt-et-une d’entre-elles furent présentées lors du 39e Salon international de 1951. Ce circuit d’échange international s’est figé et ces fonds sont devenus partie intégrante des collections de la SFP. Qu’elles aient été admises ou refusées, ces œuvres contiennent des éléments indispensables à la compréhension des accomplissements, des échecs et des limites de l’une de plus importantes générations d’artistes photographes du Brésil.

Fondation Calouste Gulbenkian - Paris

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Littérature : Lancement du livre Les Arts primitifs et populaires du Brésil de Benjamin Péret

Rencontre avec Jérôme Duwa, historien de l’art et spécialiste des avant-gardes, et Leonor Lourenço de Abreu, auteure d’un grand nombre d’ouvrages sur le surréalisme, pour le lancement du livre Les Arts primitifs et populaires du Brésil, de Benjamin Péret, aux Éditions du Sandre.

Le 08/11 à 19h Librairie des Éditeurs associés

11 rue de Médicis 75006 Paris

Pour en savoir + : www.lesediteursassocies.com

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23.10.17

Littérature brésilienne : La Révolution au Mirandão de Fernando Molica

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Dans une favela fictive de Rio de Janeiro gouvernée par le trafic de drogues, l’organisation d’extrême-gauche Connexion Révolutionnaire s’implante peu à peu. La guérilla a décidé d’exploiter la situation sociale explosive des favelas, et d’utiliser les armes lourdes des narcotrafiquants. Objectif : déclencher au Brésil la révolution socialiste.

Cette curieuse union entre trafiquants, jeunes guérilleros de classe moyenne et leaders communautaires pose en filigrane la question : le mal peut-il être utilisé pour combattre un mal supérieur ? Après tout, l’argent des narcotrafiquants n’est pas plus sale que celui des oppresseurs…

A propos de l'auteur : Journaliste de formation, Fernando Molica a travaillé pour les plus grands médias brésiliens et a reçu divers prix au cours de sa carrière. 

En tant qu’écrivain, Fernando Molica est l’auteur de six romans et a participé à diverses anthologies au Brésil. Il fera partie du collectif Je suis encore favela, à paraître au printemps 2018. Il a été deux fois nommé pour le Prix Jabuti, équivalent du Prix Goncourt. 

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19.10.17

Brésil : Lucia Koch à la 1ère Biennale d’Architecture d’Orléans

Jusqu'au 01/04/2018

Née à Porto Alegre en 1966, l’artiste Lucia Koch se sert d’interventions, d’installations, de vidéos et de photos pour explorer les moyens d’opérer le changement dans l’expérience que nous faisons de l’environnement.

Que ce soit en recouvrant des façades, des vélux et des fenêtres de matériaux translucides, ou en créant des couches successives entre le dehors et le dedans, Koch cherche à créer des états altérés de l’espace, où l’invisibilité et l’interruption court-circuitent la perception.

Les Turbulences - Frac Centre 88 Orléans

www.frac-centre.fr  

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Crédit photo: Lucia Koch