04.10.16

The Color Line : l’art dans la quête d’égalité et d’affirmation de l’identité noire

Quel rôle a joué l’art dans la quête d’égalité et d’affirmation de l’identité noire dans l’Amérique de la Ségrégation ? L'exposition rend hommage aux artistes et penseurs africains-américains qui ont contribué, durant près d’un siècle et demi de luttes, à estomper cette "ligne de couleur" discriminatoire.

Titre d'un article du grand leader noir Frederick Douglass, l'expression The Color Line désigne la ségrégation des Noirs apparue aux États-Unis après la fin de la guerre de Sécession en 1865.

Rassemblant pour la première fois en France les grands noms de l'art africain-américain, encore trop largement méconnus en dehors des frontières américaines, l'exposition présente cette période de l'histoire américaine du point de vue de ceux qui ont lutté contre cette « ligne de couleur » discriminatoire.

Couvrant les principaux champs artistiques - beaux-arts, littérature, cinéma, photographie... - les 600 œuvres et documents originaux réunis dans l'exposition donnent à saisir la puissance inexorable de la création dès lors qu'elle se fait véhicule des droits et des libertés.

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Pour en savoir +: www.quaibranly.fr

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Brésil : exposition des photographies de Jean-Pierre Guis

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Pour en savoir + : https://www.facebook.com/jeanpierre.guis

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Relions nos réseaux: soirée réseaux économiques et féminins de Toulouse et Montpellier

le jeudi 13 octobre à 18h30 au Mercure Centre Montpellier

Conférence et cocktail dînatoire : 30 ttc  (35€ en dernière semaine)

Inscription et paiement en ligne obligatoire https://www.weezevent.com/relions-nos-reseaux-2

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15.09.16

Barrio Populo: Un troisième album, Géographie du hasard, une énergie libératrice, une maturité poétique…

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Composé de 8 musiciens, Barrio Populo est un groupe basé à Saint Etienne (42), proposant une musique rock-chanson. Les stéphanois ont déjà donné 600 concerts depuis leur début en 2008, dans toute la France mais aussi à l’étranger (dans plus de 20 pays). Auteur de deux albums, «Désordre» (2012), et «Kordobella» (2014) ayant reçus de belles critiques dans les médias nationaux, Barrio Populo s’apprête à sortir son 3eme opus Géographie du Hasard le 14 octobre 2016.

Un troisième album, Géographie du hasard, verra le jour le 14 octobre prochain. Préparé de manière plus détendue, enregistré pour batterie, basse, guitares et piano sur bandes, cet album sonne vrai. L'énergie y est volontairement plus naturelle, moins sophistiquée, les voix et les cuivres sont plus maitrisés, moins "arrangés". La musique reste dans la veine artistique que creuse le groupe, dans l'alternance d'un rock brut, claquant et d'une chanson-pop profonde et sensible.

Dans les textes, la légèreté des mots est en équilibre avec la force des thèmes choisis. Le rock se fait ici littéraire, mais la parole est toujours en mariage avec la musique. Le nom énigmatique de l'album résonne dans plusieurs titres (Cuba, Dunkerque, Venise, Corps fous ), au hasard rêveur de lieux qui inspirent. D’autres chansons osent la narration, Dan’, Grand frère, Factrice, Amour libre, qui visent juste dans leur émotion. Dans la volonté de se réapproprier le langage, la révolte se chante dans C'est comme ça, Souvenirs d'un humain... La poésie porte ici une volonté de libération. L'amour est lui aussi dans tous ces mots, comme nécessité personnelle et preuve du caractère éminemment poétique de l'existence. Barrio Populo nous donne là 12 titres sincères et inspirés, où sa maturité et son allure semblent s’affirmer.

A suivre, une interview avec Victor, le chanteur du groupe.

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Brasilidade : J'aimerais savoir si c'est bien l'image d'un hippopotame dans la couverture de l'album. Si oui, pourquoi ce choix?

Barrio Populo : Oui, en effet il s'agit bien d'un hippopotame sur le visuel de la pochette. Chez Barrio Populo, nous partageons les tâches et chacun participe à l'aventure à sa manière, pour les visuels c'est Thomas, le percussionniste, et Gab, le technicien lumière du groupe, qui proposent les créations graphiques. Quand Thomas à présenté l'image de cet hippopotame, cela à tout de suite plut aux autres membres du groupe. Tout le monde était emballés ! ça s'est fait comme ça sur un coup de tête. Je pense que c'est une image assez forte.

Brasilidade : Qu'en pensez-vous de la musique brésilienne en général et connaissez-vous le rock brésilien?

Barrio Populo : Et bien... Comment dire... Non ! Je ne connais pas du tout la musique brésilienne, encore moins son rock brésilien. Désolé !

Brasilidade : Un 3è album sort en octobre prochain avec 12 titres. Quel est votre titre préféré?

Barrio Populo : Je crois que mon titre préféré est Venise.

Brasilidade : Pas de concert prévu à Montpellier. La ville n'est pas "assez" rock pour vous?

Barrio Populo : Nous jouons à Marseille le 7 octobre, et à Alès le 8 octobre, mais pas à Montpellier... On aimerais jouer Montpellier, tu nous trouve une date ? chiche ?

Brasilidade : Pourquoi ne pas laisser ici un message spécial pour les lecteurs du blog?

Barrio Populo : Oulalalalalala BARRIO POPULOOOO, au plaisir de se croiser sur une concert. Bisous,Victor ! 

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07.09.16

Kogan Gallery présente une exposition de Marie Obegi

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29.06.16

Lia Rodrigues : Pour que le ciel ne tombe pas

 

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La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues est à Montpellier pour présenter sa dernière création Pour que le ciel ne tombe pas dans le cadre du 36è Festival Montpellier Danse.

Née à São Paulo, où elle étudie le ballet classique et l'histoire, Lia Rodrigues danse depuis les années 70. En 1990 elle crée, à Rio de Janeiro, sa propre compagnie de danse. Depuis 2004, elle développe des actions pédagogiques et artistiques dans la favela de Maré. Mêlant militantisme et utopies, elle croit à la synergie entre l’art et les processus sociaux.

Brasilidade : le travail au sein de la favela de Maré, quartier de Rio, où vivent 140 mil personnes

Lia Rodrigues : Quand j’ai décidé d’installer ma compagnie au sein de la favela de Maré j’étais consciente que nous allions être confrontés à des situations bien spécifiques, résultat d’inégalités économiques et sociales. Arts de Maré a pour mission la création, la formation et la diffusion artistique. C’est là que la compagnie répète et donne des cours de danse gratuits pour les habitants du quartier. La réalité du lieu où l’on travaille influence de façon déterminante nos modes de création et de production. J’articule ma démarche comme chorégraphe dans ce territoire, en créant des stratégies afin que notre travail puisse aller a la rencontre aussi bien des habitants de Maré , que des publics des autres quartiers de la ville.

Brasilidade : le défi : trouver sa place

Lia Rodrigues : Penser la relation entre ce que l’on crée et les différents spectateurs est un défi. Quelle est la manière dont chacun va trouver sa place à partir de cette rencontre, avec ses similitudes, ses différences, les uns vers les autres, les uns avec les autres ? La décision de développer notre travail dans cette favela signifie prendre une position politique et aller contre la tendance à l’exclusion de cette immense partie de la population de Rio de Janeiro. À cette époque où partout dans le monde on construit de plus en plus de murs et de grilles, où les territoires sont férocement délimités, où les frontières sont imposées et rigoureusement défendues, nous proposons de faire le mouvement inverse. Nous proposons de découvrir de nouvelles possibilités de partage, de dialogues et de création.

Brasilidade : la création de Pour que le ciel ne tombe pas

Lia Rodrigues : Il existe un seul ciel et l'on doit le préserver, car s'il tombe malade, tout disparaitra.

Ce sont les mots proférés par Davi Kopenawa, shaman du peuple Yanomami dans la forêt Amazonienne. Comment ne pas lâcher, quand nous sommes confrontés tous les jours aux forces du chaos et hantés par les catastrophes et les atrocités... Que reste-t-il à faire ? Que peut-on faire individuellement, chacun à sa façon pour soutenir le ciel ? Nous dansons ! Sous la pluie et l’orage et le soleil brûlant, nous dansons comme une offrande et comme un hommage, pour ne pas disparaître, pour durer et se décomposer, pour agiter l’air et pour le déployer, pour rêver et pour explorer des lieux sombres. Nous dansons pour devenir des lucioles, pour être faibles et résister, nous dansons pour trouver un moyen de rester en vie et pour survivre à ce monde à l’envers.

Brasilidade : créer au Brésil

Lia Rodrigues : Dans mon pays, je crois que l’acte artistique ne peut pas se restreindre à la création d’une œuvre d’art. Il faut d’abord et simultanément occuper un espace, créer un territoire et provoquer les conditions pour y survivre. Aménager, déplacer, construire des stratégies, réparer, restaurer. Bâtir le terrain pour que l’œuvre d’art puisse exister. La compagnie existe depuis 20 ans et au Brésil, pays où les aides publiques à la culture sont très limitées, ceci signifie une lutte quotidienne et la recherche permanente de solutions pour survivre.

Brasilidade : la situation politique brésilienne

Lia Rodrigues : J'ai beaucoup lutté contre da dictature militaire brésilienne dans les années 70. J'ai soutenue le gouvernement Lula avec beaucoup d'espoir et je considère le gouvernement actuel illégitime. J'appelle cela un coup d'état !

Brasilidade : le mot brasilidade

Lia Rodrigues : Je suis née au Brésil, je suis certaine d'être brésilienne car cela est impregné dans mon corps. Etre brésilienne c'est être multiple, infinie et différente. Ce cela la beauté !

Lia-Rodrigues_para-que_MR_©sammi-landweer-5442

Pour que le ciel ne tombe pas

Le 29 juin et le 1er juillet à l'Opéra Berlioz, à Montpellier

Photos : Sammi Landweer

 

 

08.06.16

Quatre photographes du Brésil à découvrir à la Maison européenne de la photographie

Du 15 juin au 28 août 2016

Dès le 15 juin et pour tout l’été, la Maison Européenne de la Photographie inaugure une saison brésilienne inédite.

Les quatre expositions présentées mettent en avant la richesse et la diversité de la production photographique dans un pays où la culture se nourrit de contrastes et de métissage.

Le photographies en noir et blanc, graphiques et énigmatiques, de Marcel Gautherot, magnifient l’architecture moderniste de Brasilia, tandis que les images colorées de Joaquim Paiva s’attachent à montrer l’autre Brasilia, celle des constructions éphémères, baraquements fragiles et bigarrés où vivait un peuple d’ouvriers qui construisaient la ville moderne.

Celso Brandão, cinéaste et photographe, propose quant à lui une vision ethnographique et sensible du pays, interrogeant les coutumes, les légendes et les rituels de la population d’un état du nord-est du Brésil, Alagoas. Enfin, les créations originales de Vik Muniz, issues de la collection de Géraldine et Lorenz Bäumer, réinterprètent des chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art à travers un jeu d’échelles qui confère à ces étonnantes compositions différents niveaux de lecture.

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12.05.16

Dans le viseur : Dilma et le feuilleton politique brésilien, épisode 4, la chute

Le feuilleton qui décrit le complexe et troublant scénario politique brésilien, continue de secouer le pays. A 6h34 (heure du Brésil) le Sénat brésilien a confirmé l'éloignement de la présidente brésilienne Dilma Rousseff. Fini la samba !

Avec 55 voix pour et 22 contre, sans aucune abstention, les sénateurs ont décidé que la présidente Rousseff devra être suspendue de ses fonctions pendant 180 jours et devra être jugée pour des crimes de responsabilité.

Mais le vote des sénateurs représente beaucoup plus que l'éloignement de Dilma: la maison a commencé à mettre fin à l'ère du PT (Parti des travailleurs). Les 13 années du PT aux commandes du pays arrivent à sa fin - une fin bien mélancolique, d'ailleurs – avec un parti plongé dans les scandales financiers et dans l'incapacité de sauver sa présidente qui, après tout, tombera par la faute de sa propre incompétence.

Face aux crises politiques, économiques et éthiques au sein du gouvernement, Dilma Rousseff a submergé le pays dans le chaos. Son départ est la première étape pour remettre le Brésil de nouveau sur les rails.

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