17.10.13

Fernanda Gomes : son nouveau projet moderniste associe éthique et esthétique

Centre international d’art et du paysage


Île de Vassivière – 87120 Beaumont du Lac


20 octobre 2013 - 5 janvier 2014

VERNISSAGE : Samedi 19 octobre à 17h

Pour sa première exposition personnelle dans une institution en France, l’artiste brésilienne Fernanda Gomes réalise un ensemble de nouvelles œuvres à partir de son expérience directe du lieu et de ses ressources. Inscrivant sa pratique dans une économie de moyens, l’artiste produit ses œuvres sur place à partir de matériaux en bois et d’objets trouvés dans la région. Après les avoir partiellement repeints ou modifiés, elle les a agencés selon une grille invisible, venant ainsi introduire de nouveaux rythmes au bâtiment.

De cet équilibre de matériaux aux couleurs délibérément réduites, se détachent par endroits d’infimes objets du quotidien, qui nous demandent de nous approcher pour en observer la présence dans l’espace. Chaque élément ajouté révèle de manière concrète le vide qu’il créé, la lumière, et les mouvements de nos corps parcourant l’espace.

Le travail de Fernanda Gomes s’inscrit dans une tradition moderniste qui envisage le moderne dans son essence : un projet entier de vie où éthique et esthétique sont indissociables. Il puise ses racines dans des mouvements aussi divers que le suprématisme et le constructivisme, le « néo-concrétisme » brésilien, l’arte povera et l’art conceptuel. Il s’ancre profondément dans le réel, tant dans son mode de production que dans sa perception. L’exposition à Vassivière ambitionne d’offrir aux visiteurs les conditions pour qu’ils prennent le temps de vivre une expérience propre à chacun.

Fernanda Gomes est née en 1960 à Rio de Janeiro (Brésil), où elle vit. Son travail a été inclus dans de nombreuses biennales : São Paulo (2012 et 1994), Venise (2003), Sidney (1998), Istanbul (2013 et 1995), Rennes (2012). Il figure, entre autres, parmi les collections du Centre Pompidou à Paris, de la Tate Gallery de Londres, de l’Art Institute de Chicago, du Miami Art Museum, du Musée d’art moderne de Rio de Janeiro ou encore du Museu Serralves de Porto dont elle a créé pour le parc de sculptures une œuvre permanente.

En France son travail a été présenté à la Galerie Emmanuel Hervé à Paris (2012) ainsi que dans des expositions collectives : « Champ d’expériences », Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière (2012), « In Which the Wind is also a Protagonist », La Générale à Sèvres (2010), « Da Adversidade Vivemos », Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (2001), « Côte à Côte » au Capc Musée d’Art Contemporain de Bordeaux (2001).

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09.10.13

Belles Latinas 2013 entre ombres et lumières

L'édition 2013 a choisi le thème Ombres et Lumières en référence aux années de régimes dictatoriaux en Amérique latine.

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08.10.13

Brésil: le nombre d'analphabètes dans le nord du pays ne cesse de grimper depuis deux ans

«L’analphabétisme au Brésil est concentré dans la population âgée et situé dans le nord-est du pays», affirme Maria Lucia Vieira, coordinatrice de recherche du IBGE.

Pour la première fois en quinze ans, le taux d'analphabétisme a progressé au Brésil. C'est ce qui prouve le recensement réalisé en 2012 et divulgué par l'Institut brésilien de géographie et statistique (IBGE).

Le nombre de personnes âgées entre 15 ans et plus que ne savent ni lire ni écrire a progressé de 8,6% en 2011 à 8,7% l'année dernière. Cela signifie qu'en un an, le pays a «gagné» 300.000 analphabètes de plus, en totalisant 13,2 millions de brésiliens.

En regardant attentivement chaque région brésilienne, on observe que le nord-est a été le principal responsable de l'augmentation du taux national – c'est où habitent 53,8% de tous les analphabètes du pays, ou 7,1 millions. En un an, le taux local est passé de 16,9% à 17,4%. Dans la région centre-ouest, il y a eu aussi une augmentation du taux qui est passé de 6,3% à 6,7%. Dans le sud-est, les chiffres restent stables, pendant que dans les régions nord et sud les chiffres de l'analphabétisme n'ont pas progressé.

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03.10.13

Photoquai : deux brésiliens exposent à la Biennale des images du monde Photoquai 2013

www.photoquai.fr

Jusqu'au 17 novembre

Depuis sa création en 2007 à l’initiative du musée du quai Branly, la biennale de photographie Photoquai met en valeur la photographie non-occidentale et présente au grand public international des artistes dont l’œuvre est inédite ou peu connue en France.

La sélection 2013, rassemblée sous le thème « Regarde-moi ! », a un dénominateur commun : toutes les séries photographiques ont à voir avec la figure humaine. Paysages, objets, mode ou architecture y apparaissent comme des éléments d’accompagnement de la personne. Dans toutes les séries, c’est le corps qui est l’unité de mesure de notre univers.

40 photographes de 29 pays exposent près de 400 images

PHOTOQUAI présente les œuvres de photographes contemporains du monde entier, talents inédits ou peu vus en Europe et provenant des grandes zones géographiques représentées au sein des collections du musée du quai Branly : Amérique du Sud et centrale, Asie, Océanie, Afrique, Proche et Moyen-Orient, Russie.

La sélection rend compte de la diversité des manières de percevoir le monde non-européen aujourd’hui, de l’intérieur, par les artistes qui y vivent, loin des clichés que véhicule souvent une certaine photographie touristique. Il ne s’agit pas d’avoir une illustration systématique de la photographie d’un large panel de pays, mais de mettre en valeur des artistes et des œuvres sans exhaustivité géographique.

Les photographes latino américains présents à Photoquai 2013 :

  • Pérou : Musuk Nolte

  • Mexique : Roberto Molina Tondopó, José Luis Cuevas, Alejandro Cartagena

  • Brésil : Pedro David, Gustavo Lacerda

  • Panama : José Castrellón

  • Colombie : Adriana Duque

  • Chili : Andrés Figueroa

 

 

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01.10.13

Economie : l'agro négoce brésilien devra garantir la moitié de l'expansion du PIB et sauver l'économie cette année

Avec la récolte 2014, qui commence à être plantée ce mois-ci, le Brésil devra dépasser les Etats-Unis et devenir le plus grand producteur et exportateur mondial de soja.

Près de la moitié de l'expansion de l'économie brésilienne cette année viendra de l'agro-industrie, dont le fleuron est le soja. Avec une production record, le grain doit conduire le pays à une position inédite. La production brésilienne, estimée à 88 millions de tonnes de soja en 2014, devrait dépasser la récolte américaine de 85,7 millions de tonnes, qui se trouve dans sa phase finale et a été affectée par la sécheresse.

L'estimation de croissance du secteur est de 5% cette année, selon la Confédération nationale de l'agriculture et de l'élevage (CNA). Si ces estimations sont confirmées, le PIB agro-alimentaire brésilien devrait s'élever à R$ 1,038 trilhão en 2013 et répondre à 23% de toute la richesse produite dans le pays.

Alors que la production industrielle et les ventes au détail ralentissent et patinent, les évidences de la puissance de l'agro-industrie brésilienne à tirer d'autres secteurs de l'économie (matériaux, services,...) commencent déjà à se faire sentir.

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28.09.13

L'éclipse du Brésil: le pays ne brille plus dans le ciel de la finance mondiale

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Le changement radical de l'image du Brésil à l'étranger est dû en grande partie à la mauvaise performance de l'économie brésilienne. Après une croissance de 7,5% en 2010, la dernière année du gouvernement Lula, le pays a ralenti. En 2011, la croissance du PIB n'a pas dépassé 2,5%. En 2012, il a encore ralenti, à 1,35%. C'est un niveau bien inférieur à la moyenne mondiale dans la même période, soit 3,3%, et des estimations hyper optimistes, jusqu'à 5%, faites par le ministre Mantega au début de l'année dernière.

L'idée du Brésil en train de décoller est passée. Les capitaux étrangers sont déjà en train d'investir ailleurs.

Il faut dire, en faveur du gouvernement, que la mauvaise performance de l'économie n'était pas un privilège du Brésil l'année dernière. L'ensemble des pays en développement qui forment les BRICS - Brésil, Russie, Chine, Inde et Afrique du Sud - a subi un ralentissement de la croissance et a perdu de l'influence dans l'économie mondiale. Sauf qu'aucun des BRICS a eu un résultat aussi désolant que le Brésil durant cette période. Pour relancer l'économie et stimuler l'investissement privé, le gouvernement brésilien a tout essayé. Taux d'intérêts réduits, baisse des tarifs de l'énergie, exonérations fiscales pour les secteurs qui ont su crier plus fort à Brasilia. Rien de tout cela n'a fonctionné.

Devant ce tableau nébuleux, les hommes d'affaires brésiliens se sont rétractés. Bien que le gouvernement a essayé de tirer parti de l'investissement dans les infrastructures de production et en utilisant toutes sortes de stimuli, la réponse n'est pas venue. Les investissements ont chuté considérablement. En 2012, le volume des investissements s'est élevé à 18,7% du PIB. Il est en baisse de 5,6%, un résultat bien en dessous de la moyenne mondiale.

En considérant que l'augmentation des investissements est essentiel pour le Brésil entrer dans la voie d'une croissance durable, un tel résultat est dramatique. Au cours des dernières années, le gouvernement a misé sur l'expansion de la consommation. Il croyait qu'elle tirerait inévitablement des investissements vers la production. Mais cela n'a pas été le cas. Au Brésil, en plus de l'épargne privée être faible, le gouvernement dépense presque tout ce qu'il gagne avec l'appareil administratif. Il n'en reste pas beaucoup pour les investissements ce qui rend le pays encore plus dépendant des investissements étrangers pour se développer.

Le meilleur moyen de compenser le manque d'épargne nationale brésilienne est d'attirer les investisseurs étrangers et non les faire fuir à cause d'une mauvaise performance économique. Le capital étranger n'est pas - et ne sera jamais - à lui seul suffisant pour développer un pays comme le Brésil. Mais il est essentiel pour compléter les investissements de capitaux nationaux.

Les nouvelles étoiles dans le ciel des finances globales

1.Chilli

2.Colombie

3.Philippines

4.Indonésie

5.Nigeria

6.Mexique

7.Pérou

27.09.13

Cinéma: 9è édition de Brésil en Mouvements affiche la diversité cinématographique brésilienne

Organisée par l’association Autres Brésils

Du 9 au 13 octobre au Cinéma La Clef (Paris 5è)

Pendant les cinq jours du festival cinématographique, les amateurs pourront découvrir une programmation riche en documentaires inédits, rencontrer et discuter avec des réalisateurs, des spécialistes et des représentants des mouvements sociaux brésiliens et français.

Au cœur de cette 9è édition, les questions sociales et environnementales mais aussi une ferme conviction en soutenir les productions audiovisuelles hors réseaux de distribution habituels afin de promouvoir et assurer la diversité cinématographique et culturelle en France et au Brésil.

Au programme, sept thématiques différentes :

- Travail domestique (Projection de Doméstica)

- Femmes en résistances (Projection de Silêncio das Inocentes et de Virou o jogo : a história de Pintadas)

- Santé et exclusion sociale (Projection de A Cidade et de Os melhores anos de nossas vidas)

- Santé : modes de vie en question (Projection de Muito além do peso)

- Révolution à domicile (Projection de Disque Quilombola et Doméstica)

- Dictature et résistances (Projection de Marighella, Em nome da segurança nacional et O fim do esquecimento)

- Football: la coupe est pleine ? (Projection de 4 courts-métrages autour du thème :

O pai do gol ; Virou o jogo : história de Pintadas ; Vila das Torres ; Jogos de poder)

- Musique en action (Projection de Noitada de Samba, Foco de Resistência)

Soirée de cloture : Concert de Dudu d’Aquarela/ Filosofia do Samba "Voyages em MPB"

 

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Pour en savoir + : bresilenmouvements.org

25.09.13

Art contemporain : 12e Biennale de Lyon accueille cinq artistes brésiliens

Jusqu’au 5 janvier 2014

Jonathas de Andrade Souza

Né en 1982 à Maceió (Brésil). Vit et travaille à Recife (Brésil).

À l’occasion de la Biennale 2013, Jonathas de Andrade Souza raconte l’histoire d’un bonbon. Son œuvre se fonde sur des recherches historiques, textuelles et photographiques. À partir d’un processus de documentation d’une précision quasi-anthropologique, l’artiste développe des installations conceptuelles qui mettent à jour l’amnésie culturelle frappant un certain nombre de réalités sociales, politiques, culturelles et idéologiques du monde contemporain.

Thiago Martins De Melo

Né en 1981 à São Luís do Maranhão (Brésil), où il vit et travaille.

Thiago Martins de Melo peint avec obsession les rêves précis de sa femme, des rêves prolifiques et politiquement très engagés qu’il exacerbe encore en y incorporant sa propre image. Ses œuvres établissent ainsi de véritables narrations visuelles dans lesquelles symboles universels et représentations viriles cohabitent de manière à la fois illuminée et réaliste sur la surface de ses toiles de grandes dimensions.

Paulo Nazareth

Né en 1977 à Governador Valadares (Brésil). Vit et travaille à Belo Horizonte (Brésil).

Paulo Nazareth nous conte une histoire qui va de l’Afrique du Sud à Lyon, et les histoires multiples d’une « performance marchée » de quelques milliers de kilomètres qu’il réalise pour la Biennale 2013. L’œuvre de Paulo Nazareth se fonde sur le langage, les idées, les actions et les objets dans le but d’établir ou de révéler les liens qui existent entre les gens et leur environnement. Ses sujets sont souvent liés à la race, à l’idéologie et à la distribution inégale des modes de développement économique. Tout au long du travail de Nazareth, des gestes simples mais forts sont utilisés pour évoquer la mémoire historique et mettre en évidence les tensions sociales et économiques des différents pays qu’il traverse.

Paulo Nimer Pjota

Né en 1988 à São Jose do Rio Preto (Brésil). Vit et travaille à São Paulo (Brésil).

Paulo Nimer Pjota s’empare aussi bien de la façade monumentale de la Sucrière, le lieu principal de la Biennale 2013, que de la surface blanche d’un certain nombre de toiles sur lesquelles il égrène autant d’histoires urbaines. Tout à la fois métaphoriques, atmosphériques et suggestives, les œuvres de Paulo Nimer Pjota mettent en scène une iconographie très riche – plantes, cristaux, crânes, fleurs, objets mécaniques, mots isolés et autres phrases flottent dans une variété d’échelles et de dimensions – avant tout issue des rues de São Paulo.

Gustavo Speridião

Né en 1978 à Vermelho Novo (Brésil). Vit et travaille à Rio de Janeiro (Brésil).

Gustavo Speridião fabrique par le biais d’assemblages et de mises en scène des fictions fondées sur cette grande archive globale qu’est le monde. L’artiste utilise tout ce qui fait image – photographie, collage, dessin, matériaux trouvés et textes – dans un processus où partout se mêlent le désir, le vertige, la frustration et l’enthousiasme.

www.biennaledelyon.com

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