21.03.17

Viande avariée brésilienne : scandale ébranle l'image et la place du Brésil sur le marché global

Troisième plus grand produit d'exportation du Brésil, après le soja et le minerai de fer, la viande brésilienne a conquis le monde, devenant synonyme de qualité dans plus de 150 pays.

Cependant ce label est terni actuellement par les révélations concernant un système de corruption impliquant au moins 30 entrepôts frigorifiques brésiliens.

Ce scandale impliquant la viande brésilienne arrive à un très mauvais moment pour l'agro-industrie, l'un des piliers de l'économie brésilienne, et peut entraîner non seulement une prolongation de la récession mais provoquer un impact négatif sur le PIB national et aussi une perte du terrain sur le marché mondial de la viande.

Actuellement, 80% de la viande produite au Brésil est consommée par le marché intérieur. En 2016, les exportations brésiliennes du produit ont totalisé plus de US$14 milliards, soit 7,5% du total des exportations.

Posté par Fatos e Fotos à 12:20 - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,


08.06.16

Economie : un train nommé Brésil sur le chemin de la récession

La Banque mondiale prévoit déjà trois années de récession au Brésil. La crise politique est l'une des raisons de l'aggravation des prévisions de la Banque mondiale pour l'économie brésilienne.

« Le Brésil va souffrir d'une contraction de 4% en 2016 et la récession se poursuivra en 2017. Cela entraînera la hausse du chômage, la baisse des revenus réels et l'incertitude politique », a expliqué le rapport de la Banque mondiale. Le PIB du Brésil a diminué de 3,7% en 2015.

Posté par Fatos e Fotos à 14:15 - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

16.03.16

Dans le viseur : Dilma et Lula, le meilleur feuilleton politique de l'année

Opération Lava Jato, Opération Zelotes, Cartel de trains, pédalages budgétaires, corruption, inflation, chômage. Deux protagonistes – Dilma et Lula – sont au cœur de plusieurs scandales qui secouent le Brésil depuis plusieurs années. On ignore quand et comment cette telenovela va se terminer mais on sait déjà que c'est l'une des meilleures sagas de l'histoire politique brésilienne !

Le feuilleton, plein d'aventures scandaleuses, a démarré en 2013 et décrit le complexe et troublant scenario politique brésilien  : il y a un promoteur qui veut mettre en prison un ancien président, dont la moitié de l'équipe est déjà derrière les barreaux.

Il y a aussi un président parlementaire qui est supçonné d'évasion fiscale mais qui est toujours en poste et qui essaie de faire tomber les autres politiciens véreux du pouvoir.

Dans le cœur du scandale de corruption, une ancienne guérillera devenue présidente. Malgré la pression, les critiques, les accusations et une procédure de destitution lancée en 2015, elle rejette fermement l'idée d'abandonner le navire.

Cet alors que rentre en scène l'icône des classes populaires, l'ancien métallo et l'ancien président Lula. Actuellement accusé de blanchiment d'argent et d'usurpation d'identité, il est prêt à voler au secours de Dilma et pour échapper à la justice, il va accepter un poste dans le gouvernement. Ministre ou chef de cabinet ?

Réponse dans le prochain épisode...

Pendant ce temps, l'économie du pays bat de l'aile. Elle reculera de 0,15% cette année, entraînera la chute du PIB, l'élévation de l'inflation à 5, 44% et du taux de chômage (6,9%). Dans la rubrique commerce extérieur, les investissements étrangers se font rares et le pays accuse un déficit commercial de quelques 13,9 milliards de dollars.

En attendant la suite des événements, celui qui a été un pays plein de promesses, est aujourd'hui noyé dans des eaux troubles et au bord de la récession.

 

 

Sources : Estadão, Le Monde, Figaro, Die Zeit

Posté par Fatos e Fotos à 01:37 - Permalien [#]
Tags : , , , ,

16.08.15

Brésil : le pays au bord de la récession est prêt pour mais un panelaço

Le pays va connaître aujourd'hui, 16 août, une nouvelle journée de manifestations pour exiger le départ de la présidente Dilma Rousseff, confrontée aux vastes scandales de corruption qui éclaboussent l'image du pays à l'étranger et à la crise économique interne qui a poussé le pays au bord de la récession.

Le Brésil, septième économie de la planète est au bord de la récession avec une inflation de 9% sur les 12 derniers mois et pour en rajouter une couche, Moody's Investors Service a dégradé la note souveraine du pays de "Baa2" à "Baa3". L'agence de notation explique son choix "par les performances économiques plus faibles qu'anticipé, la tendance haussière des dépenses gouvernementales et le manque de consensus politique pour mettre en place des réformes fiscales".

Les organisateurs des manifestations espèrent mobiliser des centaines de milliers de personnes dans plus de 200 villes brésiliennes qui réclament la fin de l'impunité dans les affaires de corruption et la destitution de la présidente. Dilma est désormais la présidente la plus impopulaire de l'histoire politique brésilienne : sa cote est tombée a 8%.

panelaco

Posté par Fatos e Fotos à 11:48 - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

15.11.14

Brésil: Dilma Rousseff participe au G20 pour discuter affaires et protéger les intérêts brésiliens

La présidente Dilma Rousseff participe du sommet du G20 ce week-end en Australie, avec l'intention de faire évoluer les relations internationales, rétablir la croissance économique mondiale mais aussi faire valoir les intérêts brésiliens.

Dans le but de renforcer l'économie brésilienne, la présidente Dilma Rousseff discutera partenariats d'affaires et échanges bilateraux avec les présidents Barack Obama (USA), Xi Jinping (Chine) et Vladimir Poutine (Russie). La Chine est le plus grand partenaire commercial du Brésil, devant les Etats-Unis, tandis que la Russie ne fait pas partie du groupe des 10 pays avec lequel le Brésil échange le plus.

Avec les États-Unis, l'agenda de la présidente brésilienne sera vaste: en plus de relations commerciales avec Washington, il est possilbe que la rencontre entre Dilma et Obama marque le début d'un rapprochement bilatéral après des allégations d'espionnage américaine. La conversation entre les chefs d'état devrait inclure la cybersécurité et peut signifier la reprise des pourparlers sur des sujets tels que la suppression des visas de voyage pour les citoyens des deux pays et des accords de transfert de technologie. Avec les présidents russe et chinois, Dilma devrait parler de l'expansion du commerce bilatéral – comme par exemple, plus de place pour la viande brésilienne sur le marché russe.

brasilidade


30.10.14

Brésil : Dilma Rousseff sera capable de se remettre en question pour faire avancer le pays ?

Si le Brésil veut avancer, il doit impérativement gagner en productivité, détecter les inefficacités et élaborer une politique à long terme qui rétablisse la confiance - aujourd'hui ébranlée - du secteur industriel.

Au cours des quatre dernières années, le gouvernement n'a pas réussi à résoudre les graves problèmes de l'économie brésilienne, tels que les impôts élevés, la complexité du système tributaire, le faible niveau des infrastructures et le manque de main-d'œuvre qualifiée. À certains égards, l'environnement des affaires s'est dégradé, à cause d'une politique interventionniste dans les secteurs comme l'automobile, le pétrole et le gaz et l'électricité. Comme résultat, le pays a accumulé, entre 2011 et 2013, trois années de performance négative.

Dilma Rousseff (PT) doit se remettre en question pour que le Brésil fasse un véritable bond en productivité. Le Brésil a de vieux problèmes qui l'empêchent de se développer et qui n'ont pas encore été traités de façon adéquate. De plus, le gouvernement Dilma s'est éloigné des entreprises, ce qui a contribué de manière significative à freiner le développement industriel du pays.

Il faut que le gouvernement reconnaisse l'importance de l'industrie dans un projet de développement national. Il ne sert à rien à l'industrie d'être compétitive à l'intérieur de ses frontières », affirme Paulo Francini, directeur d'Economie de la Féderation des Industries de l'Etat de São Paulo (Fiesp).

S'il n'y a pas, dans la prochaine stratégie gouvernementale, un plan d'ouverture industriel efficace qui amènera le Brésil à répondre à la demande mondiale, le pays sera non seulement moins compétitif à l'étranger mais perdra aussi en competitivité par rapport à lui-même.

brasilidade

27.10.14

Brésil: les marchés financiers réagissent avec pessimisme à la réélection de Dilma Rousseff

La présidente brésilienne Dilma Rousseff devra se réinventer et aura besoin d'un leadership politique plus qualifié pour remettre le Brésil sur les rails. Réélue dimanche dans une course serrée, Dilma devra assumer un nouveau mandat de quatre ans avec le défi de gouverner un pays divisé dans un scénario économique défavorable.

Les marchés financiers brésiliens réagissent avec un ton pessimiste ce lundi matin après la réélection de la présidente du PT, sous l'expectative du maintien de l'actuelle politique économique, avec les taux de change qui grimpent et les actions en bourse qui dégringolent.

Bovespa

Posté par Fatos e Fotos à 12:04 - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

23.10.14

Les Femmes Chefs d’Entreprises : Congrès National FCE 2014, sur le thème «Oser se réinventer pour mieux se réaliser»

Du 23 au 25 octobre à Perpignan

Des Femmes Chefs d’Entreprises de la France entière se réunissent du 23 au 25 octobre à Perpignan dans le cadre de leur Congrès national annuel, sur le thème de l’innovation.

L’objectif premier de cet évènement est de permettre aux adhérentes FCE d’engager une réflexion autour d’une thématique économique d’actualité et d’échanger sur leurs expériences respectives. Temps forts, débats et perspectives d’avenir rythmeront ces rencontres pendant 3 jours. Près de 300 chefs d’entreprises et personnalités du monde économique sont attendus...

Préparer les enjeux de demain : un Congrès à haute valeur ajoutée

Trois jours pour comprendre les défis à venir et les anticiper. Challenge ambitieux pour les FCE France. De nombreux sujets relatifs à l’innovation seront abordés autour d’animations : conférences, débats, table ronde mais aussi soirée de gala et découverte du territoire.

« Pour réussir dans la durée nos entreprises doivent évoluer et nécessairement s’adapter. En cette période économique incertaine, les chefs d’entreprises s’interrogent en permanence sur l’évolution de leur métier et les leviers stratégiques de leur entreprise. L’enjeu, de taille, pour nos adhérentes est de gagner en compétitivité, stratégie et innovation. Cette rencontre nous permettra de réfléchir à des solutions pour améliorer la performance de nos entreprises », commente Eva ESCANDON, Présidente FCE France.

À propos - www.fcefrance.com

FCE France est une association interprofessionnelle, décentralisée et apolitique, qui regroupe plus de 2 000 femmes chefs d’entreprises en France. Développer la représentation économique des femmes est la mission principale de l’association depuis sa création en 1945.

Reconnue aujourd’hui comme le 1er Réseau d’Entrepreneuriat Féminin pour la prise de mandats auprès des acteurs institutionnels incontournables, l’objectif principal de FCE France est d’atteindre 30% de mandats féminins dans les grandes administrations économiques.

Riche des expériences de toutes ses adhérentes, l’association favorise l’échange et le partage d’expérience au travers des liens privilégiés que les membres entretiennent entre elles. Devenir une FCE permet de briser l’isolement du dirigeant et de bénéficier d’une famille entrepreneuriale, source de développement pour l’entreprise.  

13.08.14

Après la conquête de l'Afrique, la Chine avance sur l'Amérique latine

Soja, minéraux, pétrole et produits de base sont la cible des contrats milliardaires entre les chinois et les pays latino-américains. Une étude de l'ONU prévoit que d'ici 2016, la Chine devrait dépasser l'Union européenne et devenir le deuxième plus grand partenaire commercial en Amérique latine, derrière les États-Unis.

L'Amérique latine est important pour la Chine, pour deux raisons principales: ses ressources naturelles et son potentiel de devenir un marché important pour les produits chinois. Les contrats préférés des chinois dans la région sont l'achat direct des matières premières et la création de joint ventures pour l'extraction des produits de base.

Aujourd'hui, la Chine est le plus grand partenaire commercial du Brésil, du Chili et du Pérou, et le deuxième partenaire du Mexique, de l'Argentine et du Chili.

Le Venezuela fournit environ 630 000 barils de pétrole par jour à la Chine.

En Argentine, de qui la Chine achète le soja, le commerce bilatéral a quadruplé au cours des dernières années, pour atteindre environ 11 milliards d'euros. Le soja représentent 75% des exportations de l'Argentine vers la Chine.

Au Brésil, le consortium qui a remporté le droit d'exploiter le gisement pétrolifère Libra, comprend deux sociétés chinoises : la China National Offshore Oil Corporation et le fonds privé China National Petroleum Corp. On estime que Libra pourrait produire entre 8 et 12 milliards de barils de pétrole, et qu'il représente un investissement entre 150 et 300 milliards d'euros sur 35 ans. On ignore encore de combien s'élève la participation financière de la Chine dans ce projet.

Le Chili, le plus grand producteur de cuivre au monde, vend un tiers de sa production au géant asiatique.

Au Pérou, en plus des secteurs de l'énergie - pétrole et gaz - exploitation minière est le secteur qui capte davantage d'investissements chinois dans la région. Avec l'acquisition de mines de cuivre de Las Bambas, les investissements chinois dans la région représentent 14 milliards d'euros.

En 2010, la Chine a signé un accord avec Cuba pour financer l'expansion de la raffinerie de pétrole de Cienfuegos, qui coûtera 4,5 milliards d'euros.

Au Nicaragua, la Chine finance la construction d'un canal transocéanique pour être en concurrence avec le canal de Panama. Les experts estiment que ce projet sera crucial pour l'expansion du commerce de la Chine avec le reste du monde.

Ambitions et stratégies géopolitiques plus grandes

Comme si ces chiffres ne suffisaient pas, les intérêts de la Chine en Amérique latine vont au-delà du commerce des marchandises: ils investissent également dans des infrastructures au travers des offres ou des accords privés entre les gouvernements avec le soutien financier du gouvernement chinois et la participation des entreprises chinoises.

Menace et opportunité

Fabriqués à moindre coût en raison des faibles coûts de production en Chine, les produits chinois perturbent le sommeil de nombreuses sociétés d'Amérique latine – ce qui rend la relation avec la Chine à la fois une menace et une opportunité.

Selon une femme d'affaires brésilienne, « malgré tout, il serait fou de ne pas regarder la Chine comme un marché important pour nous. »

17.02.14

Le Brésil dans le viseur de l'OMC et de l'Union Européenne

Le Brésil est le pays qui a adopté le plus grand nombre de mesures (39 au total) contre les produits importés en 2013 dans le monde. Les données font partie d'un rapport réalisé par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et établi que le volume de nouvelles barrières contre les importations en 2013 était 30% supérieur à celui de 2012. Depuis deux ans, le Brésil est dans la ligne de mire de l'UE et le rappel à l'ordre de l'OMC ne tardera pas à venir. Une proposition d'accord entre le Brésil et l'UE devrait être conclue le 24 février prochain. La détérioration de la balance commerciale, qui a présenté en janvier le pire déficit de l'histoire, a élevé le caractère d'urgence pour le gouvernement brésilien.

Le rapport de l'OMC présente le Brésil comme le premier de la liste des pays les plus protectionnistes au monde. La deuxième place revient à l'Inde, avec 35 mesures. Les américains viennent en troisième position avec 34 mesures. La quatrième place revient à l'Argentine, avec 19 mesures contre les produits importés.

Au cours des deux dernières années, le Brésil a déjà été durement questionné par sa politique commerciale au sein de l'OMC. La semaine dernière, l'Europe a donné des indications claires qu'elle fera appel aux juges internationaux afin de juger la politique d'incitations fiscales au Brésil, une décision qui pourrait même avoir le soutien de Washington.

Bruxelles a averti que les « programmes brésiliens tels que la réduction de l'IPI ont été annoncées comme des mesures provisoires, mais que finalement ont été transformées en politiques industrielles permanents au Brésil ».

Les attaques de l'UE contre le Brésil auprès de l'OMC

L'Union européenne a commencé jeudi dernier (13/02), lors de la réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), une dispute contre la politique industrielle brésilienne.

Les européens attaquent les avantages fiscaux accordés par le gouvernement à l'industrie du pays et avertissent que ces mesures faussent les marchés mondiaux. L'UE critique sévèrement le programme Inovar Auto, qui octroi des isentions fiscales aux entreprises qui produisent au Brésil. Pour les européens, ces bénéfices sont illégaux.

Mais les attaques à la politique industrielle brésilienne ne se limitent pas au secteur automobile. Les européens remettent aussi en question les bénéfices fiscaux du secteur de la technologie et de bien d'autres segments de l'économie nationale.

Selon le quotidien O Estado, « les européens souhaitant mettre fin à la Zone franche de Manaus, en accusant cette dernière de violer les lois de l'OMC ».

Si la balance de l'OMC penche du côté de l'UE et si elle estime que toutes ces mesures sont illégales, l'impact négatif sur l'économie nationale risque d'être profond.

Les européens garantissent que le litige n'a rien à voir avec les négociations avec le Mercosur et insistent pour que le processus n'ait pas un caractère politique. Mais, à Brasilia, le sentiment est que « cette dispute est la façon que les Européens ont trouvé pour «geler» les relations bilatérales et compliquer encore les négociations entre les deux blocs ».

Posté par Fatos e Fotos à 15:02 - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,