12.01.18

Bibliothèque brésilienne : 492 confessions d'un tueur à gages de Klester Cavalcanti

492 confessions d'un tueur à gages de Klester Cavalcanti

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Júlio Santana, bon chasseur et bon tireur dans son Amazonie natale, a appris la profession de tueur à gages à 17 ans avec son oncle qui lui assure que, s’il récite dix Ave Maria et vingt Pater Noster après chaque meurtre, il n’ira pas en enfer. Il note soigneusement sur un cahier d’écolier le nom des victimes, le nom des commanditaires, la date et le lieu du crime, ce qui lui a permis de compter 492 personnes au long de 35 années de carrière.

Júlio raconte ses drames, ses rêves, ses faiblesses. C’est un homme sensible, un bon fils, un mari aimant et un père affectueux. Il a pour commanditaires l’armée, des maris jaloux ou des pères vengeurs, des grands propriétaires terriens qui éliminent des syndicalistes ou des “sans terre”.
Pour la première fois, un reportage raconte, avec un grand talent littéraire, la vie surprenante d’un homme que tout destinait à être un pêcheur comme son père et son grand-père, mais qui est devenu le plus grand tueur professionnel connu au monde.

À propos de l'auteur : Klester Cavalcanti est né à Recife en 1969. Grand reporter, il a reçu de nombreux prix internationaux pour son travail de journaliste d’investigation, dont celui de l’agence Reuters, ainsi que le prestigieux prix Jabuti de littérature à trois reprises, notamment en 2012 pour un livre sur son séjour dans une prison syrienne. Il est aussi l’auteur d’un grand reportage sur l’esclavage moderne au Brésil.

Pour en savoir + : www.editions-metailie.com


Femmes & harcèlement : Luttons contre le harcèlement au Brésil, en France et ailleurs

Le 26 janvier 2018 à 19h

Maison de l’Amérique Latine à Paris

Entrée libre

L’association Autres Brésils propose une rencontre avec la réalisatrice brésilienne Paula Sacchetta autour de son projet

« Visages du harcèlement ».

Dans le contexte actuel où le système patriarcal se voit ébranlé par les dénonciations de #MeeToo et une certaine libération de la parole, cette rencontre ouvre le débat à propos du machisme et redonne un espace aux femmes.

En 2016, à bord d’une caravane, Paula Sacchetta sillonne les rues de Rio et de São Paulo, recueillant les témoignages de femmes de milieux et d’origines diverses, aux histoires multiples : gestes déplacés, regards insistants, agressions, viols, incestes, etc. Seules face à la caméra, sans journaliste pour les diriger ou les aiguiller, elles s’expriment comme elles le souhaitent, visage découvert ou masqué, voix naturelle ou trafiquée.

Ce projet, c’est 140 femmes victimes de violences, de 15 à 84 ans, qui brisent le silence et se réapproprient un espace de parole. C’est un documentaire de 82 minutes et un site internet pour permettre à chacune de continuer à témoigner. C’est la porte ouverte à d’autres projets de ce type en France et ailleurs.

Découvrez le projet (en portugais) : https://precisamosfalardoassedio.com

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03.01.18

Cinéma cubain : Cuba Underground, une série qui explore les cultures alternatives de l'île

AVANT-PREMIÈRE

11 janvier 2018 à 19H

Maison de l'Amérique latine à Paris

Une web-série de dix épisodes (10x6 min) de Juliette Touin, produite par Temps noir, qui explore les cultures alternatives de l'île.

Alors que Cuba s’ouvre au monde, la série Cuba Underground plonge dans les milieux alternatifs de l’île, à la rencontre d’une nouvelle génération rebelle. Aux frontières de la légalité, skateurs, graffeurs, métalleux, et tatoueurs détournent les symboles et adaptent les nouvelles tendances pour refaire de La Havane l’une des capitales culturelles du monde.

INFOS PRATIQUES

TEMPS NOIR PRODUCTION

Réservation indispensable à production@tempsnoir.com

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Copyright: Cuba Underground

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Photographie brésilienne: Momentos cariocas à la Maison européenne de la photographie

Du 17 janvier au 25 février 2018

La MEP de Paris expose le travail de la photographe brésilienne Eugenia Grandchamp des Raux, Momentos Cariocas, qui plonge au coeur du carnaval brésilien.

Pour la photographe, passionnée de danse, le flou est la manière la plus appropriée de retranscrire le sens du mouvement et d'en faire émaner toute sa poésie. Elle saisi les moments festifis et hautement colorés. Ses images font voyager dans le temps et l'espace, par une vision contemporaine, et témoignent  d'un désir profond de redonner à un instantané le mouvement que l'on a vu et le rêve que l'on a perçu.

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Copyright: Eugenia Grandchamp des Raux

16.12.17

Benjamin Péret, un surréaliste au Brésil par Barthélémy Schwartz aux éditions Libertalia

Les éditions Libertalia viennent de publier un essai biographique de Barthélémy Schwartz consacré à Benjamin Péret, l'astre noir du surréalisme. Sur l'itinéraire poétique et politique de Péret et les enjeux utopiques du surréalisme, deux chapitres sont consacrés aux séjours de Péret au Brésil (années 30 / années 50).

En 1955, Péret profita d’un voyage de plusieurs mois au Brésil pour poursuivre, au contact des Indiens, sa réflexion sur les mythes afin d'étoffer son Anthologie qui finira par paraître en 1960.

Il s’intéressait aux conditions sociales et culturelles qui avaient favorisé la création des mythes, et aux raisons de leur fossilisation par la suite dans les dogmes religieux. Il mettait en relation les mythes primitifs avec la très faible division du travail chez les Indiens, et au fait que les principaux besoins étaient en grande partie satisfaits.

Au Brésil, il espérait bien enrichir l’anthologie de nouveaux récits et légendes, mais aussi rencontrer des Indiens contemporains, sans doute parmi les derniers représentants des peuples restés à l’écart du monde dit « moderne ». Par avion, le poète surréaliste a traversé le sertão, a fait une brève escale en Goiânia et puis est reparti vers le village de Chavantina afin de rejoindre les indiens Chavantes. Ensuite, il a rencontré les Carajás de l’île de Bananal.

Au contact des Indiens, au cœur de la forêt amazonienne, Benjamin Péret a renoué un moment avec l’utopie d’un âge d’or qu’il avait, en quelque sorte, presque touché de la main. C’était peut-être la chose la plus précieuse qu’il rapporterait de son voyage au Brésil.

Pour en savoir + : http://www.editionslibertalia.com/catalogue/hors-collection/benjamin-peret-l-astre-noir-du-surrealisme

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24.11.17

9è Festival international de Bossa Nova: projection du film Samba & Jazz

L’ambassade du Brésil en France et l’association JazzoNotes convient à la projection du film Samba & Jazz en présence du réalisateur Jefferson Melo.

Le documentaire Samba & Jazz met en évidence la synergie existant entre la samba et le jazz, et entre les villes de Rio de Janeiro et de la Nouvelle Orléans – située dans l’état de la Louisiane, au sud des États-Unis -, considérée comme étant le berceau du jazz. 

Le film montre la similarité entre ces deux villes du point de vue musical et comportemental, depuis la perspective de ceux qui maîtrisent le sujet: les « sambistes » et les « jazzmen ». 

Par le biais de témoignages, de fêtes populaires et de situations inusitées, il dépeint la manifestation artistique authentique de peuples distants, portés toutefois par un sentiment commun: la passion pour la musique. 

Le mardi 12 décembre 2017 à 18h à l’ambassade du Brésil (salle Villa-Lobos)
34, cours Albert 1er - 75008 Paris

Inscriptions en ligne, dans la limite des places disponibles :
http://festivalbossanova.com/fr/programme/#100

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08.11.17

Abstraction tropicale : Couleurs et concepts de la peintre brésilienne Beatriz Milhazes chez Taschen

Aussi expressive que le langage visuel unique de l’artiste, cette monographie présente le travail de Beatriz Milhazes, peintre brésilienne qui mélange l’abstraction moderniste aux couleurs et aux lumières de son pays natal. À travers plus de 280 œuvres, un long entretien et un dictionnaire poétique de ses motifs clés, l’ouvrage explore les différentes périodes de son travail dans toute leur splendeur et leur signification.

Dans ses œuvres vibrantes, l’artiste peintre brésilienne Beatriz Milhazes fusionne deux manières très différentes de regarder le monde. Ses compositions abstraites, qui s’inscrivent dans la lignée des maîtres modernistes, de Henri Matisse à Bridget Riley, sont imprégnées des couleurs et lumières de son pays natal.

Ses toiles regorgent de symboles évoquant la vie quotidienne au Brésil: le carnaval, les arts traditionnels et des motifs triviaux qui renvoient tantôt au baroque, tantôt au pop, et se rencontrent dans une exubérante chorégraphie visuelle. Ces couleurs vives et rythmées exhalent un charme exotique irrésistible, mais à l’instar de l’œuvre de Paul Gauguin, le paradis est perdu: les promesses combinées de la vie sous les tropiques et de l’abstraction moderniste révèlent aussi une facette plus sombre, teintée de mélancolie.

Pour parvenir à cet équilibre, Milhazes a développé, à la fin des années 1980, une technique particulière qui consiste à peindre les motifs sur des feuilles de plastique qu’elle colle, une fois sèches, sur une toile. Ce procédé permet à l’artiste de superposer les couches et de créer un effet d’oscillation entre éclat joyeux et lumineuse tristesse.

Depuis sa percée, au début des années 1990, Milhazes a étendu sa pratique à d’autres disciplines pour créer sérigraphies, collages d’emballages de chocolats et de bonbons, sculptures composées de mobiles géants où pendent des colifichets de carnaval, projets in situ qui transforment des façades d’immeubles en vitraux.

Cette monographie de Beatriz Milhazes présente plus de 280 œuvres réalisées à diverses époques et avec différentes techniques. Les pages de transition entre les chapitres ont été créées spécifiquement pour ce livre, à partir de collages peints, composés de différents fragments de papiers et d’objets trouvés par l’artiste. Les images sont complétées par un entretien avec l’éditeur Hans Werner Holzwarth, dans lequel Beatriz Milhazes explique sa manière de travailler et révèle les idées et l’arrière-plan culturel qui sous-tendent son œuvre.

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Édition collector limitée à 1.000 exemplaires signés et numérotés (no 101 à 1.100)
Prix : 750 euros

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Climat : Les Rivières volantes, documentaire inédit d’Aurélien Francisco Barros, sur UshuaiaTV

Le 26 novembre à 20h40 sur Ushuaia TV

De nos laboratoires européens, jusqu'à une tour plus haute que la Tour Eiffel implantée au cœur de la forêt amazonienne, climatologues, biologistes et chimistes explorent le rôle central des forêts dans la formation des nuages, et la création de véritables « rivières volantes» aux débits qui en font les plus grands fleuves de la planète.

Pour en savoir + : www.ushuaiatv.fr

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Photographies : Exposition Images voyageuses, photographies brésiliennes en France

Jusqu’au 14 novembre

Au Brésil, en dehors de quelques expériences éphémères, ce n’est qu’en 1923 qu’un collectif de photographes amateurs propose un vrai projet de diffusion d’art photographique. Le « Photo Club Brasileiro » basé à Rio de Janeiro, publie la revue
« Photogramma » entre 1926 et 1931, organise des expositions ainsi que le premier salon national en 1940.
À São Paulo, le «Foto Cine Clube Bandeirante », créé en 1939, propose dès 1942 le « Salão Paulista » et des expositions internationales à partir de 1946, s’affirmant rapidement comme la référence de la photographie artistique brésilienne, notamment grâce à la diffusion de son « Boletim ».
La Société française de photographie (SFP) organise le Salon international d’art photographique depuis le début du XXe siècle. L’édition de 1946 coïncide avec la première contribution des photographes brésiliens.
Les images présentées à la Fondation Calouste Gulbenkian correspondent à une partie des 52 photographies envoyées par les photographes de São Paulo à l’appel de la SFP. Vingt-et-une d’entre-elles furent présentées lors du 39e Salon international de 1951. Ce circuit d’échange international s’est figé et ces fonds sont devenus partie intégrante des collections de la SFP. Qu’elles aient été admises ou refusées, ces œuvres contiennent des éléments indispensables à la compréhension des accomplissements, des échecs et des limites de l’une de plus importantes générations d’artistes photographes du Brésil.

Fondation Calouste Gulbenkian - Paris

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Littérature : Lancement du livre Les Arts primitifs et populaires du Brésil de Benjamin Péret

Rencontre avec Jérôme Duwa, historien de l’art et spécialiste des avant-gardes, et Leonor Lourenço de Abreu, auteure d’un grand nombre d’ouvrages sur le surréalisme, pour le lancement du livre Les Arts primitifs et populaires du Brésil, de Benjamin Péret, aux Éditions du Sandre.

Le 08/11 à 19h Librairie des Éditeurs associés

11 rue de Médicis 75006 Paris

Pour en savoir + : www.lesediteursassocies.com

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