Enserré entre deux voisins imposants, l'Uruguay fait figure de phénomène. Sa culture rayonne bien au-delà de ses 3,5 millions d'habitants.

Joyau secret de l'Amérique latine, l'Uruguay est le pays invité de la 27e édition du Festival Biarritz Amétique latine. Au programme, une rétrospective d'une douzaine de films - qui présentera pour la première fois en France une véritable histoire du cinéma uruguayen -, des rencontres littéraires qui rendront hommage à l'auteur Juan Carlos Onetti, la présence des écrivains Juan Carlos Mondragon et Antonio Muñoz Molina, des expositions et des concerts.

A propos de l'Uruguay

- La constitution, le système éducatif et le code pénal proche du code Napoléon sont inspirés des grandes institutions françaises;

- les Uruguayens bénéficient d'un droit du travail très protecteur géré par des Conseils des salaires regroupant des représentants du gouvernement, des entreprises et des syndicats;

- Depuis juillet 2017, le cannabis est en vente en pharmacie sous contrôle de l'Etat, dans la limite de 10 grammes par semaine;

- La législation uruguayenne est la plus libérale de toute l'Amérique latine en ce qui concerne les droits des personnes homosexuelles ou transgenres;

- 95% de l'énergie uruguayenne provient d'énergies renouvelables comme l'éolien, la biomasse ou l'hydraulique.

A propos de Juan Carlos Onetti

Né en 1909 à Montevideo en Uruguay, Juan Carlos Onetti interrompt ses études et exerce de nombreux métiers avant de se consacrer au journalisme.

En 1930, il s’installe à Buenos Aires. Contes et nouvelles commencent à paraître et il publie en 1939 son premier roman, Le Puits. Il travaille pour l’agence Reuters, où il restera jusqu’en 1954. En 1950 paraît La Vie brève, premier volume du « cycle » de Santa María, une ville mythique aussi cruelle que fascinante, dans laquelle se perd l’homme moderne. Laissons parler le vent clôturera ce cycle en 1979.

De retour à Montevideo, il se lie d’amitié avec Luis Batlle Berres, à qui il dédicacera Le Chantier, etreçoit en 1962 le Prix national de Littérature. Opposant à la dictature de Juan María Bordaberry, il est arrêté et emprisonné quelques mois en 1974, puis relâché après une campagne de protestations internationales ; il part s’installer à Madrid où il collabore au journal El País.

Il reçoit le prix Cervantès, la plus haute distinction littéraire en Espagne, en 1980. Malgré le retour de la démocratie en Uruguay, il décide de rester à Madrid et c’est dans cette ville qu’il meurt en 1994.

unnamed