Du 2 au 17 septembre

De 10h à 20h

Entrée gratuite

25 expositions sont prévues cette année. Cette édition du festival rend hommage à Stanley Greene, photojournaliste américain au regard doux et triste, dont les photos sont d'une épaisseur dense et un noir et blanc puissant.

A la Une : la guerre contre la drogue aux Philippines, la traite des être humains au Népal, la crise au Venezuela, la réserve indienne de Pine Ridge aux Etats-Unis, la guerre civile au Péru, chez les ex-FARC en Colombie.

DANIEL BEREHULAK pour The New York Times

Ils nous abattent comme des animaux

Ce reportage sur la guerre contre la drogue du président Rodrigo Duterte aux Philippines plonge le spectateur dans une réalité éprouvante. Six mois après son élection, plus de 2 000 personnes ont été abattues par la police et de nombreuses autres ont été tuées par des milices ayant répondu à l’appel de Duterte de « tous les abattre». À l’automne dernier, Daniel Berehulak a passé cinq semaines à Manille, travaillant avec un journaliste local pour couvrir 41 scènes de crime qui ont fait 57 morts. Mais il ne s’est pas contenté de compter les corps : il a rencontré les familles, s’est intéressé à l’histoire de chacun, a découvert des contradictions dans les rapports de police, s’est rendu dans les prisons et a assisté aux obsèques des victimes.

STEPHEN DOCK

La traite des êtres humains, le fardeau du Népal

Au Népal, un des pays les plus pauvres au monde, les hommes et les femmes quittent les campagnes dans l’espoir d’une vie meilleure dans les villes ou à l’étranger. Peu éduqués, pauvres et désespérés, ils sont des cibles faciles pour les trafiquants d’êtres humains. Des jeunes femmes finissent dans des bordels en Inde et en Malaisie, des enfants sont maltraités dans de faux orphelinats, tandis que des hommes meurent par centaines sur les chantiers des pays du Golfe. En plein essor depuis vingt ans et souvent passée sous silence, la traite des êtres humains est aujourd’hui la troisième activité criminelle la plus rentable, après le trafic des armes et celui de la drogue.  

MERIDITH KOHUT pour The New York Times

Le Venezuela au bord du gouffre

Bien que le Venezuela dispose des plus importantes réserves pétrolières du monde, des années de corruption au sein du gouvernement ainsi que de politiques économiques inefficaces ont entraîné une crise profonde dans le pays. L’exposition montre la vie des Vénézuéliens qui luttent pour survivre malgré les pénuries de nourriture et de médicaments, une criminalité en forte hausse et un gouvernement répressif. Meridith Kohut a photographié les Vénézuéliens qui affluent vers les mines d’or illégales, d’autres qui ont choisi de fuir la crise, et ceux qui ont décidé de rester et de se battre en descendant dans la rue lors de grandes manifestations contre le gouvernement qui ont fait plus d’une centaine de morts et d’un millier de blessés.

DARCY PADILLA / Agence VU’ Prix Canon de la Femme Photojournaliste 2016 soutenu par le magazine ELLE

Dreamers

La réserve indienne de Pine Ridge serait l’un des endroits les plus pauvres aux États-Unis, avec un taux de chômage de 85 % et l’espérance de vie la plus faible du pays : 47 ans pour les hommes et 52 pour les femmes. Cette communauté est aux prises avec l’alcoolisme et la dépendance à la méthamphétamine. Le reportage présente les membres de la tribu qui, à l’initiative de militantes, s’attaquent aux problèmes sociaux et embrassent la culture des Lakotas.  

ANGELA PONCE ROMERO / Lauréate du Visa d’or humanitaire – Comité International de la Croix Rouge (CICR) 2017

Ayacucho

Pendant la période de guerre civile et de terrorisme au Pérou (1980-2000), 20 % des décès et des disparitions étaient des femmes. Beaucoup ont été assassinées, d’autres enrôlées de force dans des groupes subversifs et d’autres encore mariées contre leur gré et victimes d’abus sexuels. Les survivantes ont également souffert de la disparition ou du décès de leurs proches. Aujourd’hui, elles surmontent leur douleur pour continuer leur quête de vérité et de justice.

 PRIX CANON DE LA FEMME PHOTOJOURNALISTE 2017

Pour la dix-septième année, Canon et Visa pour l’Image décerneront le prestigieux Prix Canon de la Femme Photojournaliste, soutenu par le magazine ELLE, à une photographe, en reconnaissance de sa contribution au photojournalisme.

Le prix, doté de 8 000 €, permettra à la lauréate de financer un nouveau projet passionnant, qui sera exposé lors de l’édition 2018 du festival.

La lauréate 2017, Catalina Martin-Chico / Cosmos, récompensée pour son projet de reportage sur l’explosion de la natalité chez les ex-membres des FARC en Colombie suite à l’accord de paix.